Traversées Mauritanides – Écrire est un mouvement de danse. Dans la tenue d’une plume. Sur le mouvement d’un clavier, de téléphone ou d’ordinateur. On peut se laisser aller, alors, sur un cri d’actualité, un pincement de cœur, une remontée d’amour ou de chagrin. Ou encore à la vue d’un arbre qui vacille, un champ urbain qui suffoque.
Écrire, c’est danser avec des mots qui vont de l’esprit au corps. C’est l’invite de cette 16ème édition, avec des voix venues de la fiction, de la poésie, du slam. Mais aussi de la musique, bien sûr. De qui ces raccourcis du : J’écris, donc … Je danse, donc…
Nous y avons pensé. Donc, nous sommes. De l’art, du dire et du souffle. Alors, au rendez-vous des mots et des rythmes, venez Danser la littétarure !
Bios Diallo, Directeur
Tables rondes /Conférences
Ouverture Officielle
Lundi 1er décembre au Musée National 16h30
Écrire en temps de crises : cas de la Palestine. Que peut la littérature ? (en arabe)
Avec Cheikh Nouh, Khalil El Nahwi (Député), Tarba Mint Amar, Mouhamed Bouleïba, Mohamed Lemine Moulaye Brahim (Prof à l’Université)
Modérateur : Mouad Cheikh Sidi Abdallahi, Directeur de l’Institut National Pédagogique
Mardi 02 décembre au Musée National
16h30 : L’écriture peut-elle être une thérapie ?
Avec Raphaëlle Red, Serge Basso, Saïdou Abdoulaye Bâ, Khadijetou Sall, Idoumou
Modératrice : Frieda Ekotto, Professeure d’université aux États-Unis
18h : L’écriture, une voie de liberté ou de transmission sociale ?
Avec Khadijetou Sall, Mariem Derwich, Dieng Diouldé, Moussa Samba Sy, Guillaume Jan
Modérateur : Kissima Diagana, Journaliste
Mercredi 03 décembre à la Guest House
18h : L’écriture est une musique
Avec Aboubakry Sow, Thiedel Mbaye, Papis Koné, Tahra Hambara, Marc Alexandre, Serge Basso
Modératrice : Paola Miklas
Jeudi 04 décembre à l’Institut Français de Mauritanie
16h30 Table ronde
Écrire et éditer en/ sur Afrique : enjeux et perspectives
Avec les éditeurs Kessen Tall, Mohamed Sellami El Mekki, Anne-Sophie Stefanini, Mohamed Bouleïba et Malika Diagana, Photographe
Modérateur : Moussa Keïta, Professeur à l’Université de Nouakchott
18h : Table ronde : Slam / Poésie, au-delà du tissage des mots
Avec Marc Alexandre, Salihina Konaté, Mariem Derwich, Aboubakry Sow, Mamadou Ly, Diaw Fall (Slameurs)
Modérateur : Ndiaye Sarr, Professeur à l’Université de Nouakchott
Vendredi 05 décembre à l’Institut Français de Mauritanie
16h30 : Table ronde : La littérature, un champ d’errances ou d’exubérances ?
Avec Guillaume Jan, Beyrouk, Intagrist El Ansari, Raphaëlle Red, Dieng Diouldé
Modérateur : Mohamed Abdallahi Belil, Journaliste
18h Table ronde à l’Institut Français de Mauritanie
Que peut-on demander à l’écriture, à la littérature ?
Avec Hemley Boum, Idoumou, Mamadou Kalidou Bâ, Anne-Sophie Stefanini
Modérateur : Wane Doudou, Professeur à l’Université de Nouakchott
Samedi 06 décembre à l’Institut Français de Mauritanie
16h30 Table ronde
Les prix littéraires. Des distinctions à pièges ou pour l’excellence ?
Avec Hemley Boum, Beyrouk, Anne-Sophie Stefanini, Intagrist El Ansari
Modérateur : Ndiaye Sarr, Professeur à l’Université de Nouakchott
Dimanche 07 décembre au Centre Culturel Marocain
15h30 : Finale du concours Génies en Herbe
Avec les écoles Diam Ly, Averroès, Arrachad, Alvaida, Pythagore, Mourabitoune, Noura, Sahel-Riyah, Khattary Diallo
Jeudi 11 décembre à l’Institut Français de Mauritanie
À l’occasion de la journée internationale des droits de l’homme : Regards croisés sur les femmes réfugiées
Avec Joaquin TASSO VILALLONGA, Ambassadeur de l’Union européenne, Tayyar Sukru Cansizoglu, Représentant du Haut-Commissariat aux Réfugiés, Me Fatimata Mbaye Avocate, Mehla Ahmed Talebna, Présidente de l’Observatoire National des Droits de la Femme et de la Fille Sow Abdoulaye dit Batch, Sociologuqe et femmes réfugiées
Modérateur : Bios Diallo, journaliste
Portraits des auteurs
Hemley Boum-France
Après Le clan des femmes (Harmattan, 2010), Hemley enchaine avec Les Maquisards (La Cheminante, 2015, Grand Prix littéraire d’Afrique noire, Les Afriques), Les jours viennent et passent (Gallimard, 2020, prix Ahmadou Kourouma) et Le Rêve du Pêcheur. Ce dernier cumule pour la seule année 2025, après le prix de la Francophonie, le 1er Prix littéraire des Sciences Po, le Grand Prix Afrique décerné par l’Association des Écrivains de Langue Française-ADELF) et bien d’autres !
En collectif, Hemley Boum participe en 2016, au côté de plusieurs auteurs de Nouvelles à Volcaniques : une anthologie du plaisir sous la direction de la Camerounaise Léonora Miano (Mémoire d’encrier, 2025). Traduite en anglais, allemand, espagnol, italien et néerlandais, Hemley Boum est également conférencière et anime des ateliers d’écriture qui aboutissent en livres : Nos voix collectives, Dictionnaire subjectif du féminisme africain et Writing Migrations.
Hemley Boum est par ailleurs membre du jury du Prix Voix d’Afriques initié par les éditions JC Lattès, RFI et la Cité internationale des arts destiné aux jeunes autrices et auteurs de langue française du continent.
Beyrouk
Fondateur du premier journal indépendant du pays, Mauritanie demain en 1988, Beyrouk est auteur de plusieurs romans : Et le ciel a oublié de pleuvoir (Éditions Dapper, 2006), Nouvelles du désert (Éditions Présence Africaine, 2009), Parias (Éditions Sabine Wespieser, 2021), et aux Éditions Elyzad Le Griot de l’émir (2013), Le Tambour des Larmes (prix Ahmadou Kourouma 2016), Je suis seul (2018) et Saraa (2022, a obtenu en 2023 le prix Cheikh Hamidou Kane du roman). Il signe en 2024 la préface du livre L’Horizon pour toute demeure sur la Mauritanie de la photographe française Jocelyne Forgeot sur son Adrar. Beyrouk sortira, en 2026, toujours avec la même verve un autre regard sur les confidences du désert : Le vieux et la petite fille qui n’était pas belle (Elyzad) !
Après des études à l’Institut de Travail et de Service Social, en Tunisie, Khadijetou Sall regagne son pays. Du Ministère de la Protection de la Famille à celui des Affaires sociales, elle occupe différentes fonctions, comme assistante sociale. Grande lectrice, elle profite de ses temps de répit pour écrire. Elle empile les textes. Aujourd’hui à la retraite, elle revient à l’œuvre. Chroniques d’un pays des sables (Éditions L’Harmattan, 2025), plusieurs années après sa Nouvelle Almoudou mon frère, offre un regard lucide sur les travers qui affectent souvent sa société mauritanienne qu’elle observe avec finesse.
Guillaume
Écrivain, journaliste, voyageur, Guillaume Jan arpente le monde en général et l’Afrique en particulier. Le Baobab de Stanley (2009) raconte sa première traversée du continent, de Zanzibar à Kinshasa. Traîne-Savane (2014) emmène à nouveau au Congo, où il épouse Belange au terme d’un envoûtant périple dans le sillage du docteur-explorateur David Livingstone. Dans Samouraïs dans la brousse (2018), il relate avec truculence la naissance de l’observation scientifique des bonobos et dans Alias Lejean (Stock, 2022), il s’étonne du parcours du cartographe Guillaume Lejean, son presque homonyme, qui a voyagé dans les mêmes régions que lui au XIXe siècle. Cette année, il sort une présentation littéraire de la République démocratique du Congo, dans la collection « Premier Voyage » des éditions L’Arbre qui marche.
Frieda Ekotto-États-Unis
Professeure et titulaire de la Chair Lorna Goodison à l’université de Michigan, Ann Arbor (États-Unis), Frieda Ekotto enseigne les études afro-américaines et africaines, en littérature comparée et études francophones. Elle a dirigé de 2014-2018 le Département des littératures et études afro-américaines et africaines. Historienne et philosophe des idées, sa recherche porte sur la race, la mémoire et le silence comme espaces de résistances.
Frieda est auteure de plusieurs livres dont trois aux éditions Harmattan : L’écriture carcérale et le discours juridique chez Jean Genet (essai), Chuchote pas trop (roman) et Portrait d’une jeune artiste de Bona Mbella (roman), What Color is Black ? Race and Sex across the French Atlantic (2011) et Rethinking Cultural Production in African Literature and Cinema (2015). Dans sa recherche, sur les archives culturelles et visuelles sur les femmes en Afrique Sub-Saharienne, elle réalise les films Vibrancy of Silence (2017), Zurura Zurua (2021) et Mwem Foe : My Queen Mother Shadows (2025).
Frieda Ekotto a reçu plusieurs distinctions : le prix Nicolàs Guillén (2014), le prix Benezet (2015) et 2018 un Honorary Causa de son Alma Mater le Colorado Collège, au Colorado Springs, US. En 2023, elle a été présidente de MLA, organisation des littératures aux USA. Elle y prononce le discours de remise des diplômes du Colorado College en mai 2024, célébrant la parole que ce monde garde silencieuse.
Pascal Paradou-France
Journaliste, adjoint au directeur de Radio France internationale–RFI en charge des opérations culturelles et de la francophonie, Pascal Paradou est l’une des voix littéraires de la radio mondiale d’actualité en français et 16 autres langues. Il est également fondateur et organisateur du Prix RFI Théâtre et du Cycle de lectures Ça va, ça va le monde ! programmé au festival d’Avignon depuis plus de dix ans. Après Culture vive, une quotidienne culturelle, Pascal Paradou produit et anime l’émission De vive(s) voix, du lundi au jeudi, consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée, il nourrit celle-ci grâce à ses invités écrivains, historiens, linguistes, traducteurs… artistes. Le rendez-vous De vive(s) voix va de la littérature au théâtre, en passant par le slam, la poésie sonore, les contes et traditions orales. Aux Traversées Mauritanides, Pascal Paradou sera avec ses auditeurs !
Dr Mamadou Kalidou Bâ–Mauritanie
Romancier, critique littéraire et essayiste, Mamadou Kalidou Bâ est Professeur des universités. Ses écrits s’inspirent de regards politiques : La résistance pacifique (Éditions L’Harmattan, 2017) et aux éditions Les lettres de Renaissances Les remparts de l’espérance (2020) et Zizanie au Sahel (2025).
Responsable de la Formation doctorale littérature, langage et didactique à l’université de Nouakchott, Bâ est auteur de Décoloniser la critique littéraire africaine : Nouvelles perspectives théoriques et critiques-Approche ontologique du texte africain (Lettres de Renaissances, 2024), Le roman africain francophone post-colonial, Radioscopie de la dictature à travers une narration hybride (Harmattan, 2009). Il a également coordonné l’Anthologie de la littérature mauritanienne francophone (Joussour/Ponts, 2016) et Visages des littératures et traditions orales de langues mauritaniennes (Joussour/ Ponts, 2021).
Natif des campements nomades de la région de Tombouctou, au Mali, Intagrist El Ansari est réalisateur de documentaires et écrivain. Avec le conflit du Nord-Mali, des années 1990, il s’exile en France puis en Mauritanie où il réside depuis 2010. En 2014, il publie son premier roman Echo Saharien, l’inconsolable nostalgie, puis Touaregs, l’exil pour patrie (essai, 2018). En 2025, il sort TIMCHAR, le sanglot de la pierre (Éditions Frantz Fanon), Voix in / Voix off et Ressacs, une histoire touarègue un film où l’intime se mêle au politique. De son travail de documentariste à la fiction, Intagrist explore les cultures nomades sahariennes et leurs mutations.
Diouldé Niaye Mamadou Dieng-Mauritanie
Ancien commissaire général des scouts et guides de Mauritanie, Diouldé Niaye Mamadou Dieng est « un sac à dos » ! Instituteur, professeur de français puis inspecteur général, il a fait toutes les étapes de l’Éducation nationale. Chercheur et concepteur de programmes scolaires, initiateur de la formation par la recherche-action et du concept de l’enseignant-relais, il fut aussi personne ressource pour des experts de l’OIF en tant que spécialiste de la pédagogie de l’intégration. Vice-président de PEN-Mauritanie, l’auteur de théâtre, contes et essais, retrace nombre de faits cardinaux à tout éducateur dans L’exode des valeurs (Éditions Passerelles, 2025).
Née à Paris, Raphaëlle Red a grandi à Berlin où elle vit actuellement. Elle a étudié les sciences sociales avant de se consacrer à la littérature. Son premier roman, Adikou, est paru en 2024 chez Grasset,. Traduit en allemand, Rowohlt, par Patricia Klobusiczky a reçu le Prix Première de l’Institut français. Il a également été dans la sélection finale du Prix des Cinq Continents de la Francophonie et du Prix Ahmadou Kourouma. Adikou paraîtra en anglais en 2026. Pour l’écriture d’Adikou, Raphaëlle a été en résidence à la Maison des Artistes de Lomé. Ses textes ont été publiés en français (Jef Klak, L‘Humanité…), anglais (gal-dem, The Funambulist, The Interjection Calender) et allemand (Bella Triste, DELFI, anthologies Resonanzen et Glückwunsch…).
Raphaëlle Red travaille, actuellement, à la croisée du roman et de la poésie, des expérimentations audiovisuelles et de la performance. Elle sera, en 2026, résidente de la Villa Kamogawa-Goethe Institut.
Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre-Cameroum
Poète slameur et romancier, Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre explore par des mots la résistance, la paix, la mémoire et l’espoir. Sa poésie chante, alors, les possibles, le don de soi, l’amour, la révolte, la quête de l’humain.
Membre fondateur du Collectif On A Slamé Sur La Lune, Capitaine Alexandre est également co-fondateur du journal Prose Combat. Lauréat du Prix Paul Verlaine de l’Académie Française en 2015, il a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2017 et Maître ès Jeux de l’Académie des Jeux Floraux en 2022. Capitaine Alexandre porte une œuvre riche et on peut citer :
– ADN (Afriques Diasporas Négritude) – Éditions Plume de l’Ange, 2009
– Le Chant des possibles (Éditions La Cheminante, 2014, récompensé par le Prix de poésie
Fetkann Maryse Condé et le Prix Paul Verlaine de Poésie de l’Académie française en
2015)
– Résidents de la République, en 2016, Éditions La Cheminante
– De terre, de mer, d’amour et de feu (Éditions Mémoire d’Encrier, 2017,
Prix de la ville de Valognes en 2018)
– Diên Biên Phù (Sabine Wespieser éditeur, 2018, récompensé par le prix Louis
Guilloux 2018)
– Ci-gît mon cœur (Éditions La Cheminante, 2018)
– Fragments (Éditions Bernard Chauveau, 2019)
– Les Lumières d’Oujda (Editions Calmann-Levy, 2020, et Éditions La croisée des chemins, 2025)
– Nobles de de cœur (Éditions Calmann-Levy, 2022)
– La vie Poème (Éditions Mémoire d’Encrier, 2022)
– Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé (Editions
Calmann-Levy, 2023)
– Prière à l’Aube (Éditions Poesis, 2024)
– Carnet de vertiges, Anthologie à fleur d’encre (Éditions Points, 2025)
Fils d’immigrés italiens, Serge Basso de March est né à Verdun, en France. Ce lieu, théâtre d’une des plus grandes batailles de la première guerre mondiale, dit-il, le prédestine à se sentir citoyen du monde ! In s’en sert alors comme trame de ses livres. Il est auteur de plusieurs recueils de poésie notamment Contre-marges / Diable, Poète, Funambule et Autres Objets bizarres / L’Envers du sable / Triptyque d’un horizon aperçu et Cosmogonie des poèmes avec jardin, de deux livres d’aphorismes, Les Concombres n’ont jamais lu Nietzsche et Déchet Homo ainsi que d’une co-traduction de Je dors à côté des étoiles et des pommes du Poète turc Salih Ecer. Serge Basso, traduit en arabe, catalan, espagnol, hongrois, italien, portugais, roumain, russe et turc, est aussi auteur de Petites Chroniques de la vie qu’il fait, et de textes de théâtre joués en Belgique, France et Luxembourg.
Poète, romancier et traducteur, Cheikh Nouh a publié plusieurs ouvrages de poésie, de fiction et de traduction. On peut citer : Pains du Ciel, Autres comparaisons de la Septième Région (poésies), Adbay et Al-Qassoum Ould Al-Houssein (romans). Il a traduit le recueil Cherguiya… Odes lyriques à une femme du Sahel du Mauritanien Ousmane Moussa Diagana.
Après des études d’histoire, Anne-Sophie Stefanini embrasse le métier d’éditrice. Elle publie, aux éditions Lattès, des autrices et auteurs comme Maryse Condé, Abdourahman Waberi, Fabienne Kanor, Nina Bouraoui, Sami Tchak, Isabelle Sorente, Bessora, Diadie Dembelé, Katia Dansoko Touré, Sedef Ecer, Blaise Ndala, Rokia Traoré…Elle a créé, avec RFI et la Cité internationale des arts le Prix Voix d’Afriques qui a permis de révéler les plumes des Ivoiriens Yaya Diomandé et Nincemon Fallé, du Congolais Fann Attiki et de la Camerounaise Ernis. Romancière, Anne-Sophie est l’autrice de plusieurs romans, notamment Nos années rouges (Gallimard, 2017), Cette inconnue (Gallimard, 2020) et Une femme a disparu (Stock, 2024). Des livres inspirés par l’histoire algérienne et camerounaise, par les indépendances, par les années de révolution ou de révolte où les personnages cherchent une place, une liberté.
Salihina Moussa Konaté-Mauritanie
Né à Agoïnitt, Salihina Moussa Konaté est un passionné de poésie. Par sa plume engagée, il dénonce ce qu’il appelle « les dérives de nos sociétés ». Il publie en 2022 Souffle d’humanité (Éditions Orizons, Poésie), préfacé par le sociologue franco-iranien Nader Vahabi. Ce recueil révèle une voix émergente de la poésie mauritanienne. En 2025 on retrouve Salihina parmi 40 poètes d’Afrique francophone dans Le hors-série « Afrique » de la revue Les Haleurs portant sur l’éco-poésie.
Idoumou -Mauritanie
Professeur de littérature francophone à l’Université de Nouakchott, Idoumou est coauteur, en 1992, du Guide de la littérature mauritanienne et en 2016 de l’Anthologie de la littérature mauritanienne francophone. Homme politique et journaliste, il est Conseiller au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ses romans, Igdi, les voies du temps et Le Fou d’Izziwane, viennent d’être repris cette année par les éditions locales Passerelles.
Mariem Mint Derwich-France/ Mauritanie
De père mauritanien et de mère française, Marième Derwich a fait ses études à la Sorbonne. Elle est connue pour sa chronique sur les faits divers Nous les Z’Autres, dans le journal Le Calame et sa voix sur les ondes de la radio Kassataya.Son recueil de poésie Mille et un Je broie par sa liberté de ton les travers de la société. En 2024, elle a illustré par ses poèmes le livre L’Horizon pour toute demeure sur la Mauritanie de la photographe française Jocelyne Forgeot.
Saïdou Abdoulaye Bâ-Mauritanie
Né à Sélibaby, dans le Guidimakha, Saïdou Abdoulaye Bâ a mené une carrière d’infirmier dans le secteur de la santé jusqu’à sa retraite. Ses activités professionnelles l’ont conduit dans toutes les régions du pays. S’imprégnant des diversités culturelle et linguistique qui fondent la vaste Mauritanie, il prend des notes le long de ses pérégrinations et plonge dans une variété d’écritures. Le souffre d’un destin commun (Éditions Passerelles, 2025) en constitue une première restitution où il invite à un vivre-ensemble entre les communautés.
Journaliste, Moussa Samba Sy est directeur du journal Le Quotidien de Nouakchott. Consultant en communication institutionnelle, gouvernance et géopolitique, et membre du jury du PAJI (prix Africain du journalisme d’investigation), il publie son premier roman Le Théâtre des ombres (Éditions Les Trois Colonnes, 2025), entre fiction géopolitique et recherches de terrain.
Mohamed Ould Bouleiba– Mauritanie
Docteur es lettres, Mohamed Ould Bouleïba est professeur de littérature comparée à l’Université de Nouakchott. Il est auteur, entre autres, de Critique littéraire occidentale, Critique littéraire arabe, Textes croisés (Harmattan, 2000), Musique et poésie, en Mauritanie, traducteur, en arabe, de Tribus, ethnies et pouvoir en Mauritanie de Philippe Marchesin et de Récits d’origine, Contributions à la connaissance du passé ouest-saharien de Pierre Bonte. Bouleïba est par ailleurs Président de l’Association des Ecrivains Mauritaniens d’Expression Française.
Titulaire d’un Doctorat en anthropologie, spécialisé en Musique, Littérature Orale et Patrimoine et d’un Post-doctorat à l’INALCO/CNRS, Aboubakry SOW travaille sur l’ÉcoSen, une recherche sur l’Écopoétique des Littératures de la Vallée du Fleuve Sénégal. Actuellement Consultant au Musée des Civilisations de Dakar, au Sénégal, il est Chargé de Recherche à l’URICA/IFAN (Unité de Recherche en Ingénierie Culturelle et Anthropologie) de l’Université Cheikh Anta Diop.
Membre associé à PALOC/CNRS (Patrimoine Local et Globalisation) au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, et affilié au Centre Jacques-Berque au Maroc, Dr. Aboubakry est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles scientifiques, parmi lesquels : Musique et Jeux. La lutte Sippiro au village mauritanien de Djéwol (Éditions L’Harmattan, 2021) et co-auteur, avec Amadou Sadio Dia et Amadou Oury Diallo de Kerooɗe. Textes cunégétiques dans la spiritualité peule (Éditions L’Harmattan, 2025). Également connu sous le nom de Njaparta, musicien multi-instrumentiste, Sow a produit un album intitulé : Doktan Kotawa (Label Gong-Records en Belgique, 2012).
Ensemble des intervenants, auteurs et critiques
Hemley Boum, Anne-Sophie Stefanini, Guillaume Jan, Raphaëlle Red, Mariem Derwich, Paola Miklas, Pascal Paradou, Marc-Alexandre Oho Bambe, Serge Basso-Luxemburg, Frieda Ekotto-Usa, Cheikh Sidi Abdellah, Aïchetou Ahmedou, Tarba Mint Amar, Mamadou Kalidou Bâ, Saïdou Abdoulaye Bâ, Beyrouk, Mohamed Bouleïba, Kissima Diagana, Bios Diallo, Idoumou, Moussa Keïta, Salihina Konaté, Cheikh Nouh, N’Diaye Sarr, Khadijetou Sall, Aboubakry Sow, Moussa Samba Sy, Doudou Wane-Mauritanie.
Source : Traversées Mauritanides – (Le 27 novembre 2025)
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