Les observateurs reviennent ce début de semaine sur la participation du président mauritanien au sommet de l’’OTAN à Bruxelles, considérée comme une carte diplomatique pragmatique. Ould Ghazouani veut obtenir un soutien militaire contre une reconnaissance internationale.
Dans un contexte actuel de rivalités globales exacerbées par la guerre en Iran, la participation d’un pays sahélo-saharien au sommet de l’OTAN, est considéré d’abord comme un alignement pro-occidental et ensuite comme un éloignement surtout d’un vieil ami chinois très important et d’autres partenaires alternatifs la Turquie et les pays du golfe. Les observateurs pointent une instrumentalisation du Sahel de l’OTAN comme un front avancé de sa sécurité. Ould Ghazouani saisit l’occasion pour redorer son blason de leader incontesté de la lutte contre le Djihadisme au Sahel et l’immigration illégale. Cette présence du président mauritanien dans la capitale belge, renforce la position internationale du pays et lui apporte des ressources sécuritaires essentielles. La Mauritanie risque d’être utilisée comme bastion tampon, sans garantie de retombées durables pour sa population.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 25 mars 2026)
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