En rompant le silence, le président Ould Ghazouani vient de mettre fin au débat houleux depuis plus d’un mois sur la scène nationale sur le troisième mandat réclamé en particulier par son parti INSAF.
Face à la pression incessante de son parti, le président mauritanien sort de son silence pour mettre fin au débat devenu bruyant sur un troisième mandat déjà verrouillé par la constitution. Cette clarification relance en même temps le dialogue qui piétinait jusqu’ici tout en évitant de polariser son propre camp. Au-delà c’est un gel du débat sans le clore définitivement. Sa déclaration apaise les tensions. Tant que le président ne condamne pas clairement ces appels, son camp peut toujours continuer à tester l’opinion publique. L’enjeu central reste le même : la Mauritanie doit consolider une culture de l’alternance, pour que la question du troisième mandat cesse d’être un test récurrent de la solidité démocratique. La limitation des mandats n’est pas un simple détail juridique. Pour les observateurs, c’est le cœur du pacte politique post-2005, conçu pour stabiliser un pays marqué par les coups d’État et la personnalisation du pouvoir.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 03 avril 2026)
Les opinions exprimées dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

