Les récentes mesures fiscales, notamment celles relatives aux paiements électroniques et à la taxation des téléphones mobiles importés continuent de susciter des polémiques au sein de la classe politique. Ces débats relancent la politique fiscale engagée par le premier ministre mauritanien depuis 2024.
Ces polémiques sont légitimes et partagées par les observateurs qui pointent une politique fiscale mauritanienne cohérente dans sa conception, mais inégalitaire dans son application. Concrètement cela veut dire que le pays dispose d’un cadre fiscal inspiré des standards internationaux :TVA, impôt sur les sociétés (IS), impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) et droits de douane ainsi que des redevances minières et des taxes locales. Sur le papier tout est correct mais la pratique, la politique initiée par Ould Diay et depuis 2019 souffre d’une base fiscale étroite avec une économie informelle entre 40 et 50 pour cent de l’activité et surtout que les ménages et les PME échappent largement à l’impôt, faute de traçabilité et de confiance. Ensuite la fiscalité est régressive et touche les pauvres. Cette injustice pénalise les ménages les plus vulnérables. C’est donc une fiscalité qui creuse les inégalités avec les nouvelles taxes sur le téléphone mobile et Internet.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 17 février 2026)
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