La campagne de rafle des enfants errant la nuit dans la capitale mauritanienne révèle un malaise social profond soulevant des inquiétudes des observateurs sur la forme et le fond.
Sur la forme, les faits rapportés par les observateurs à Nouakchott pointent des brutalités massives. Cette opération de raflé longuement mûrie par les autorités politiques et visant à répondre à faire disparaître un symptôme ne suffit pas pour résoudre les causes sociales qui produisent ces enfants des rues. Les chiffres sont alarmants.
Plus de 500 enfants auraient été raflés en quelques jours à Nouakchott. Sur le fond ,certains n’ont plus de famille identifiée et vivent dans l’errance et d’autres sont livrés à eux- memes malgré un domicile fixe. En réalité, la ministre de l’enfance ne fait que déplacer le problème. Les enfants disparaissent des rues mais pas de la capitale. Une politique de protection de l’enfance ne peut pas se réduire à une opération de police. Le gouvernement devra s’attaquer aux causes structurelles de la marginalisation des enfants. L’alternative plus juste et efficace serait la création de centres d’accueil, un travail de rue mené par des éducateurs spécialisés et surtout une médiation avec les familles en plus d’une aides aux familles monoparentales.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 27 janvier 2026)
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