L’expression « ville poubelle » choque l’opinion publique mauritanienne, mais elle dit une vérité : Nouakchott, la capitale qui comptait 500 habitants en 1960 et aujourd’hui plus d’un million, souffre d’un déficit de gouvernance dans le domaine des déchets.
L’initiative du gouvernement « zéro déchet » ne suffit pas pour faire face à une réalité visible : déchets, sable, chaos urbain. Des dépôts sauvages à ciel ouvert dans les quartiers périphériques et d’autres quartiers de la capitale, une absence criante de tri, des sacs plastiques dispersés dans tout le pays et déversés dans la mer, rythment la vie quotidienne des habitants. Une capitale qui s’agrandit démesurément avec plus d’un million d’habitants en 2025. Les observateurs ne s’interrogent plus sur les institutions faibles, les trois communes de Nouakchott sans moyens et initiatives, responsables de cette prolifération de déchets sans pouvoir agir. Cette absence de mesures environnementales fait que l’économie informelle est dominante. La gestion des déchets reposant en grande partie par les charretiers, les récupérateurs, les collecteurs privés et les initiatives de quartier. Nouakchott est sale parce que son système de gestion est incohérent.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 31 mars 2026)
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