Mauritanie – Lutte contre la drogue et accompagnement des personnes dépendantes : la vision du gouvernement et celle des ONG

Le 360.maVidéo Fin août, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi pour lutter contre le trafic et la consommation de substances psychotropes. Une réponse pénale plus ferme se profile, mais la société civile rappelle que derrière chaque consommateur se cache souvent un malade à aider et à réinsérer.

Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi relatif à la lutte contre le trafic et la consommation de drogue et de substances psychotropes, au cours d’un Conseil des Ministres tenu fin août.

Ce texte vise à moderniser le dispositif national de lutte et à renforcer les capacités de prévention, avec une option résolue de durcissement des sanctions pénales applicables.

Une démarche encouragée par les ONG qui insistent cependant sur la réinsertion des personnes addictes à ces substances, qui sont des malades et des victimes, au-delà des sanctions pénales pouvant résulter de l’infraction de consommation.

Mariam mint Mahjoub Idrissa, présidente de l’Association Jeunesse et Avenir (AJA) explique être «favorable au durcissement des peines contre les trafiquants. Toutefois, j’insiste sur l’importance capitale de la réinsertion des personnes droguées qui sont en réalité de pauvres victimes. Il faut créer des centres de récupération des toxicomanes à l’image de ce que j’ai vu à l’hôpital neuropsychiatrique. Les consommateurs doivent être soignés et les trafiquants sévèrement sanctionnés».

 

Fatimata Moussa Sow, présidente Association Mauritanienne pour le Renforcement des Capacités en Milieu Scolaire estime que «ce projet de loi est une très bonne initiative, qui va nous permettre de faire plus de sensibilisation et d’accompagnement. Mais il faut comprendre que les consommateurs de drogue sont des malades qui ont besoin d’aide et d’accompagnement pour une réinsertion réussie dans la société. Sous l’emprise des substances psychotropes, de nombreux jeunes deviennent dépendant et sombrent dans le crime», déplore Fatimata Moussa Sow comme beaucoup d’associations.

Source : Le 360.ma (Maroc)

 

 

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