Les bacheliers mauritaniens 2026 sont en colère. La porte se referme sur eux. 9 seulement trouvent le chemin de l’Algérie alors que l’État avait justifié depuis 2024 l’arrêt des bourses à l’étranger pour les nouveaux bacheliers par un choix de « souveraineté ».
Ce revirement après deux ans d’arrêt des bourses à l’étranger, est révélateur d’un vrai scandale d’opacité. Pour les observateurs, le problème n’est pas les neuf bacheliers eux-mêmes, mais un système qui exige des sacrifices collectifs tout en laissant planer le doute sur ses exceptions. L’absence d’explication est précisément ce qui nourrit le soupçon. C’est une bonne nouvelle pour les neuf élus pour l’Algérie mais une mauvaise nouvelle pour la confiance publique. C’est au ministère, à la commission compétente et plus largement à l’État d’établir que cette opportunité a été distribuée équitablement. La jeunesse mauritanienne n’a pas besoin de privilèges, elle exige les mêmes règles pour tous. Dans un pays où des dizaines de milliers de jeunes frappent chaque année aux portes de l’enseignement supérieur, le poison le plus dangereux n’est pas la sélection elle-même. C’est le sentiment que toutes les portes ne s’ouvrent pas avec la même clé.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
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