Les députés de l’opposition parlementaire mauritanienne passent à l’offensive sur des dossiers sensibles entre 2020 et 2025 en mettant en œuvre une proposition d’enquête pour clarifier plusieurs scandales financiers sur les deniers publics.
Le bilan lénifiant du premier ministre sur sa première année du dernier mandat de Ould Ghazouani n’a pas convaincu les observateurs qui pointent un maquillage de la réalité en particulier la faiblesse de la lutte contre la corruption et le mirage du pétrole et du gaz et les perspectives de nouvelles ressources comme les phosphates et l’uranium. Encore moins l’opposition qui vient de déposer une proposition d’enquête parlementaire sur les dossiers sensibles et visibles pour l’opinion publique visant le programme phare du président Ould Ghazouani « Taazour » dont les effets tardent à venir malgré de lourds investissements. Ensuite viennent les hydrocarbures, l’eau et l’électricité , les travaux routiers , des secteurs clés du développement du pays toujours en quête d’envol mais freinés par des corruptions massives et d’un manque de volonté politique pour sortir plus de 4 millions de Mauritaniens de la pauvreté. Les obstacles majeurs de cette proposition tournent autour du rapport de force entre une majorité absolue présidentielle et une faible opposition de 20 députés. La deuxieme difficulté est relative à la sensibilité politique des dossiers. Le pouvoir peut craindre une instrumentalisation politique ou une exposition de réseaux de corruption. Et enfin il y a un risque de neutralisation des dossiers. La commission risque d’être sous-financée et limitée dans son mandat ou ralentie administrativement.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 28 janvier 2026)
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