Mauritanie : le registre social comme instrument de légitimation du programme TAAZOUR

La contestation des activistes de Boutilimit de la révision du registre social du programme prioritaire de Ould Ghazouani,est considérée par les observateurs comme un toilettage administratif sans réforme structurelle.

L’aide sociale du programme phare de Ould Ghazouani depuis 2019 qui vise à lutter contre l’exclusion des harratines, négro-africains et nomades les composantes vulnérables, est perçue par les bénéficiaires de Taazour et les observateurs comme une opération financière qui pourrait masquer des arbitrages politiques. Des soupçons de clientélisme et d’opacité pèsent sur cette mesure gouvernementale floue qui n’annonce pas de nouveaux critères. Le risque de népotisme est réel dans la sortie ou l’entrée des nouveaux ménages. Les registres sociaux sont des outils techniques, mais ils deviennent politiques dès qu’ils déterminent l’accès à des ressources. Les activistes de Boutilimit qui sont descendus dans la rue cette semaine,ont bien compris les changements. Ils craignent l’exclusion des familles pauvres. La nouvelle mesure risque de produire l’effet inverse de celui recherché c’est-à-dire renforcer la précarité au lieu de la réduire.

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 28 mars 2026)

 

 

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