Dans un contexte du changement climatique, le littoral de Nouakchott est au cœur d’une politique considérée incohérente laissant s’installer depuis des décennies une urbanisation anarchique.
Les décisions politiques sur la gestion du littoral de la capitale sont considérées par les observateurs assez souvent réactives par rapport au zonage clair qui fait defaut créant ainsi des habitations anarchiques. La régularisation ces dernières années des occupations illégales encourage la répétition du phénomène. C’est la vulnérabilité extrême face au changement climatique qui est pointée du doigt par les observateurs. Nouakchott construite en 1960 sur des dunes de sable est devenue l’une des capitales africaines la plus menacée par la montée des eaux. D’ici des décennies, la ville risque d’être engloutie si rien n’est fait. Nouakchott étant protégée seulement par une dune fragile. La gestion actuelle reste insuffisante face à l’ampleur du risque. Le gouvernement mauritanien agit généralement par projets mais pas par politique publique structurée. Autrement dit le littoral souffre d’un déficit de gouvernance. Les décisions politiques doivent anticiper. Sans rupture avec la logique actuelle, foncière et court-termiste, la capitale restera toujours exposée à une crise environnementale.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 29 janvier 2026)
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