Les plaintes de plus de 1000 citoyens sur les litiges fonciers, traduisent un cri contre l’impunité. Au cœur de cette spoliation, l’octroi de 2400 hectares à la Chine pour un bail de 25 ans sur la plaine du Waalo Diane à M’Bagne.
Le foncier est le test ultime de la justice. La réalité sur le terrain est gravissime depuis l’accession au pouvoir de Ould Ghazouani en 2019. Avec sa réélection en 2024, les expropriations des terres agricoles de la vallée du fleuve Sénégal se sont accélérées avec l’octroi de 2400 hectares à la Chine pour un bail de 25 ans sur la plaine de Waalo Diane dans le département de M’Bagne sous le couvert d’une politique d’autosuffisance alimentaire. Les plaintes citoyennes, plus 1000 aujourd’hui, ne sont pas des cas isolés. Elles révèlent un État qui prend partie. Dans cette partie Sud du pays, le foncier est intimement lié à l’histoire des déportations, des retours, et des recompositions identitaires. Les citoyens demandent un État arbitre et non partisan. Les cas de Tékane, de Dar El Barka, de Maghama . La liste est longue, tous ces litiges montrent l’urgence d’un inventaire national. Ces plaintes citoyennes ne sont pas de simples doléances locales mais un diagnostic national. Cette bombe sociale risque d’exploser à tout moment.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 23 mai 2026)
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