Mauritanie : l’arrestation de trois journalistes, un nouveau signal inquiétant pour la liberté de la presse

Les observateurs s’indignent de l’interpellation, cette semaine à Nouakchott, des journalistes Hacen Ould Lebatt, Oussama Ould Youssouf et Hanevi Ould Dahah à Nouakchott sans motif.

Le recours récurrent des autorités de Nouakchott à la cybercriminalité interroge les observateurs qui pointent comme l’Union des journalistes de la presse libre d’Afrique, une affaire qui serait liée à un dossier de soupçons de chantage, de trafic d’influence et à des publications diffusées sur les réseaux sociaux dans un contexte marqué par les incendies des centrales électriques et le récent remaniement gouvernemental. Les journalistes craignent l’émergence d’un arsenal juridique qui vient renforcer la loi pour la protection des symboles de l’Etat pour les intimider ainsi que les blogueurs et les activistes des droits de l’homme et lanceurs d’alerte. Cette interpellation ravive les craintes d’une instrumentalisation des lois sécuritaires pour faire taire les voix critiques et instaurer l’autocensure dans les médias mauritaniens. Au-delà du sort des trois journalistes, cette affaire relance les interrogations sur la place de la critique. Un nouveau signal inquiétant pour la liberté de la presse.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 16 octobre 2026)

 

 

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