Mauritanie : la route, un miroir de la fragilité de la gouvernance de Ould Ghazouani

Plusieurs centaines de morts par an, des pics hebdomadaires dramatiques, comme cette fin de semaine sur l’axe Nouakchott-Rosso, des axes routiers meurtriers, illustrent bien cette véritable hécatombe qui inquiète les observateurs.

Cette mortalité n’est pas seulement statistique. Elle touche des familles entières, des enfants, des travailleurs, des voyageurs. La tragédie récente de cinq membres d’une même famille illustre bien cette hécatombe. Tous les Mauritaniens sont concernés et l’Etat laisse planer une impuissance congénitale. La numérisation du permis de conduire ne suffit pas dans un pays où la répétition tragique banalise l’inacceptable. Tant que les causes structurelles humaines, matérielles, institutionnelles et infrastructurelles sont traitées superficiellement par le gouvernement, la tragédie restera silencieuse. La Mauritanie a besoin d’un changement de paradigme. En première ligne, la gouvernance routière. Hormis la création d’une agence nationale de sécurité routière et le système de collecte de données fiables, c’est surtout la transformation des comportements qui est pointée du doigt, face à la crise routière qui perdure.

 

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

 

 

(Reçu à Kassataya.com le 14 mars 2026)

 

 

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