Les observateurs ne sont pas surpris du rapport 2025 de l’ONG Transparence International classant la Mauritanie 130ème sur 180 pays dans le monde. Ce qui confirme un niveau de corruption élevé et persistant depuis 2019.
Ce n’est pas une nouvelle rassurante pour le président mauritanien en tournée dans le Sud du pays pour répondre aux attentes de populations frustrées dans tous les domaines.Ould Ghazouani reste toujours le mauvais élève en matière de lutte contre la corruption. Ce paradoxe qui perdure depuis 2019 est devenu une méthode de gouvernance bien entretenue chaque année par les rapports officiels (cour des comptes, IGE) qui révèlent régulièrement des irrégularités dans la gestion publique mais sans sanctions systématiques. Les dernières mise en scène de condamnations de personnalités pour corruption dans des affaires publiques sont autant d’exemples d’un État impuissant face à des tribus puissantes qui gouvernent le pays. La création récente de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) reste encore à prouver en efficacité. Les secteurs stratégiques, mines et ressources naturelles, marchés publics,infrastructures,santé et pétrole sont peu transparents et souvent dominés par des réseaux d’influence. Les nouvelles ressources du gaz et du pétrole n’échappent pas à la non-transparence. La Mauritanie n’a jamais dépassé 31/100, ce qui montre que les réformes annoncées n’ont pas encore produit d’impact réel sur la perception de la corruption. Les élites politiques et économiques bénéficient toujours d’une forme d’impunité persistante.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 12 février 2026)
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