En déclarant que les routes nationales sont conformes aux normes techniques internationales, le premier ministre mauritanien fait un aveu d’échec de la politique laxiste suivie jusqu’ici par ses prédécesseurs.
Ould Diay semble oublier que le réseau routier a longtemps été peu dense, construit par vagues et surtout dépendant des financements de l’extérieur. Cette faiblesse structurelle persistante a un impact sur les réalisations des projets routiers soumis à des procédures rarement respectées par les partenaires de l’Etat. Ces nationales constituent l’ossature du pays. Elles relient les pôles économiques (Nouakchott, Nouadhibou), les zones minieres(Zouerate) et les bassins agricoles)Trarza, Gorgol,Brakna) et les frontières stratégiques ( Mali, Algérie, Maroc, Sénégal ).
Si ces routes ont facilité la connexion de ces régions. Il n’en demeure pas moins que la priorité n’est plus seulement de construire mais de maintenir un suivi des réalisations. C’est le talon d’Achille du régime de Ould Ghazouani. La conformité aux normes techniques internationales ne suffit pas pour résoudre les problèmes de réception’ d’entretien du réseau surtout impacté par les camions et d’exploitation. Les routes nationales sont indispensables mais restent fragiles.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 29 janvier 2026)
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