Le 360.ma – Vidéo – Un thermomètre bloqué à 45°C dans une ville désertique mais tentaculaire: le directeur de l’exploitation de l’Agence nationale de la météorologie décrypte les causes d’une canicule qui pourrait devenir la norme d’ici dix ans.
Depuis le mois de juillet dernier, le thermomètre à Nouakchott affiche constamment des températures oscillant entre 44 et 46°C. Des températures estivales de loin supérieures à la normale. Plus inquiétant encore, ces températures risquent de détrôner la moyenne normale les dix prochaines années.
Et comme jeter de l’huile sur le feu, cette canicule intervient dans une ville désordonnée, dépourvue d’espaces qui verts qui pourraient adoucir la folie du mercure.
Sidi Mohamed Lemine, directeur de l’exploitation de l’Agence Nationale de la Météorologie, rappelle que la capitale mauritanienne a «connu des températures exceptionnelles. Les augmentations ont commencé à partir du mois de mai, puis aggravées en juillet et août par la présence d’une dépression thermique sur le centre et l’ouest du territoire national», explique le météorologue.
Mais cet épisode caniculaire ne saurait s’expliquer par la seule anarchie urbaine ni par l’absence d’arbres à l’ombre bienfaisante.
Cet invité indésirable s’appelle El Niño, phénomène climatique «capable de bouleverser les températures et les précipitations à l’échelle mondiale, semble changer de dimension» cette année.
El Niño se fait ressentir au niveau de la partie orientale et centrale du pacifique dont les effets sont ressentis jusqu’à la côte atlantique, «avec des conséquences sur la circulation de l’atmosphère et la température». Et la côte mauritanienne n’y échappe pas.
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com
