Mauritanie – Enseignants des langues nationales : trois mois d’exercice sans contrat ni salaire, l’inquiétude grandit

Le Calame  – Recrutés dans le cadre d’un concours national destiné à renforcer l’enseignement des langues nationales (pulaar, soninké et wolof), plusieurs enseignants se retrouvent aujourd’hui dans une situation administrative précaire, malgré leur engagement effectif sur le terrain depuis près de trois mois.

Après avoir réussi le concours, les enseignants concernés ont bénéficié d’une formation professionnelle de quatre mois à l’École de Formation des Enseignants. À l’issue de cette phase préparatoire, ils ont été affectés dans différentes structures éducatives pour exercer dans le cadre du programme national d’enseignement des langues nationales.

Toutefois, depuis leur prise de fonction, ces enseignants assurent leurs missions pédagogiques sans contrat de travail signé et sans percevoir de salaire, une situation qui ne leur offre aucune garantie juridique ni financière, malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des services compétents.

À la fin du premier semestre, les intéressés ont été convoqués à Nouakchott pour participer à une session de formation complémentaire. Selon les engagements pris, la signature des contrats de travail devait intervenir immédiatement après la clôture de ladite formation. Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été tenue.

Cherchant à comprendre les raisons de ce retard, les enseignants se sont rendus à la Direction des Ressources Humaines du ministère de l’enseignement où il leur a été indiqué que leurs dossiers étaient incomplets. Les pièces manquantes ont alors été rassemblées et déposées dans les délais exigés. Malgré cela, après deux semaines d’attente supplémentaires, ils ont appris que la responsable du dossier de signature des contrats était en congé maladie, bloquant ainsi la procédure.

Les tentatives de médiation se sont poursuivies auprès de l’IPELAN, institution chargée de leur encadrement. Cependant, selon les enseignants, le directeur concerné a refusé de les recevoir, accentuant leur sentiment d’abandon et d’incertitude.

À ce jour, aucune régularisation administrative n’a été effectuée, laissant ces enseignants dans une situation instable, alors même qu’ils continuent d’assurer leurs cours dans des conditions difficiles.

Face à cette impasse, les enseignants lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour la régularisation urgente de leur situation administrative et contractuelle, condition indispensable, selon eux, pour exercer leur mission éducative dans un cadre légal, digne et conforme aux engagements de l’État.

 

 

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

 

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