L’arrestation des députés Mariem Mint Cheikh et Ghame Achour Salem le même jour, pour avoir diffusé des vidéos critiquant le président, indigne les observateurs.
C’est encore une fois la loi liberticide sur l’atteinte aux symboles de l’Etat qui est pointée du doigt. Cette arrestation de deux députées de l’opposition, a violé l’immunité parlementaire. Contrairement au parquet de Nouakchott, il ne s’agit pas de flagrant délit dans la mesure où la session parlementaire était ouverte depuis le 1er avril 2026, ce qui rend la procédure suivie irrégulière. Cette irrégularité soulève l’atteinte à la séparation des pouvoirs et une instrumentalisation de la justice. Cette loi sur les symboles nationaux est en réalité taillée contre les voix dissidentes, les activistes des droits de l’homme, les militants de l’IRA, députés de l’opposition, journalistes et blogueurs. Cette arrestation envoie un message clair que toute critique publique du pouvoir peut entraîner des poursuites. C’est un recul démocratique deux ans après la réélection de Ould Ghazouani, révélateur d’un durcissement du régime et d’une fragilisation des garanties démocratiques en Mauritanie.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
(Reçu à Kassataya.com le 11 avril 2026)
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