Les États-Unis annoncent s’être emparés d’un pétrolier battant pavillon russe

Ce navire était poursuivi depuis deux semaines par les autorités américaines. Après son départ d’Iran, il n’avait pas pu accoster au Venezuela.

Le Figaro  – Les États-Unis se sont emparés d’un pétrolier battant pavillon russe et lié au Venezuela après une poursuite de plus de deux semaines à travers l’Atlantique, a déclaré Washington ce mercredi 7 janvier. Le navire voguait entre l’Écosse et l’Islande.

«Le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité intérieure, en coordination avec le ministère de la Guerre, ont annoncé aujourd’hui la saisie du Bella 1 pour violation de sanctions américaines», a écrit sur X le commandement militaire américain pour l’Europe.

Selon plusieurs sites de renseignement en source ouverte (ROSO ou OSINT en anglais), plusieurs avions militaires américains ont décollé plus tôt dans la journée depuis l’Écosse dans la direction du pétrolier. Son chargement, convoyé depuis mi-août depuis l’Iran vers le Venezuela, puis dans l’Atlantique, n’est toujours pas connu.

Cette saisie, qui pourrait attiser les tensions avec Moscou, intervient après que le pétrolier, initialement connu sous le nom de Bella 1, a contourné le «blocus» maritime américain imposé aux pétroliers sanctionnés et repoussé les efforts de la garde côtière américaine pour monter à bord.

Des responsables américains ont précisé que des navires militaires russes se trouvaient dans les environs au moment de l’opération, notamment un sous-marin russe. Le pétrolier, désormais connu sous le nom de Marinera et immatriculé sous pavillon russe, est le dernier pétrolier visé par les garde-côtes américains depuis le début de la campagne de pression du président américain Donald Trump contre le Venezuela.

Un autre pétrolier intercepté

À l’origine, ce navire avait été baptisé Bella 1. Les États-Unis l’ont sanctionné en 2024, le soupçonnant d’appartenir à une «flotte fantôme» qui transporte du pétrole pour l’Iran, la Russie ou le Venezuela en violation des sanctions américaines. Le 19 août dernier, il largue les amarres depuis l’Iran. Plusieurs images satellites le montrent passant au large de l’Afrique vers le canal de Suez, puis en Méditerranée.

Le 17 décembre, il diffuse sa position : dans l’Atlantique, en route pour la mer des Caraïbes. Or, il se heurte à la marine américaine, largement déployée par Donald Trump pour faire respecter l’embargo pétrolier. Les Garde-Côtes américaines tentent de l’intercepter le 20 décembre, mais il réussit à repousser l’assaut. Quelques jours plus tard, il est localisé remontant vers le nord et l’Atlantique.

Lire la suite

 

 

 

 

 

 

Source : Le Figaro (France)

 

 

 

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com

Quitter la version mobile