Waket Séra – L’ancienne vice-présidente du Libéria, Jewel Howard Taylor, a été inculpée, le mercredi 19 août 2026, pour «importation et de vente» de drogue, selon un communiqué du gouvernement de Monrovia. L’ex-première dame, épouse de l’ancien président Charles Taylor, aurait été interpellée à l’aéroport alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays.
Jewel Howard Taylor est désormais dans le viseur de la justice libérienne. L’ancienne vice-présidente, qui a occupé la deuxième plus haute fonction de l’État entre 2018 et 2024, fait l’objet de poursuites pour son implication présumée dans un réseau international de trafic de stupéfiants.
L’information a été rendue publique, le mercredi 19 août 2026, par le gouvernement de Monrovia, à travers un communiqué du ministère de la Justice. Selon les autorités, Jewel Howard Taylor, âgée de 63 ans, a été arrêtée à l’aéroport alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire libérien.
Trois autres personnes sont également visées dans cette affaire et ont été inculpées, selon le même communiqué. Il s’agit de deux ressortissants croates et d’un Ukrainien, qui sont actuellement recherchés par les autorités libériennes.
Cette procédure intervient dans un contexte de durcissement de la lutte contre le trafic de drogue au Libéria. Les autorités ont notamment enregistré, le 21 juillet dernier, une saisie record de cocaïne dans le comté de Duazon, à environ 30 kilomètres de Monrovia. La cargaison, dont la valeur est estimée à plus de 317 millions de dollars, avait été découverte dans cette zone.
À la suite de cette importante saisie, le président Joseph Boakai a annoncé une offensive contre les réseaux de trafiquants. Fin juillet, il avait limogé une douzaine de responsables gouvernementaux et ordonné l’ouverture d’enquêtes à leur encontre.
Le gouvernement a également renforcé le dispositif institutionnel de lutte contre les stupéfiants. Le 10 août 2026, un nouveau directeur de l’Agence libérienne de lutte contre la drogue avait été nommé.
Avant d’accéder à la vice-présidence, Jewel Howard Taylor avait siégé au Sénat libérien pendant douze ans, de 2006 à 2018.
L’ancien président libérien purge depuis 2012 une peine de 50 ans de prison en Grande-Bretagne. Il a été condamné pour son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone, qui s’est déroulée de 1991 à 2002.
Jugé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), Charles Taylor a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
L’inculpation de Jewel Howard Taylor constitue ainsi une nouvelle étape dans l’offensive engagée par les autorités libériennes contre le trafic international de stupéfiants, quelques semaines seulement après la saisie record de cocaïne de juillet.
Valentin SOMANDE
Source : Waket Séra (Burkina Faso)
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