Pourquoi les dirigeants africains affectionnent-ils les stades pour leur investiture ? On sait tous que ce n’est pas le lieu de pouvoir par excellence. En tout cas, pas de pouvoir politique. Ce n’est pas davantage un lieu de délibérations. Le stade agora, c’est fini. C’est tout au plus un théâtre de harangue où le grand chef se réalise en se donnant à voir et à entendre. Ah ! Le couple Sékou Touré et le stade du 28 septembre avant la tragédie du 28 septembre 2009.
On s’accordera, surtout à la veille de la finale de la CAN, pour faire du lieu un cadre de compétition où les gladiateurs du ballon rond,ovale ou de la piste se mesurent. Alors pourquoi ? Pour l’immensité et la jauge. Un stade, c’est grand et contenant. On peut y entasser du monde, dompter la foule et mesurer ainsi sa puissance. On peut s’y mettre en scène et y déployer sa puissance et sa séduction
C’est un lieu d’exposition et de visibilité. Et en Afrique, plus qu’ailleurs, le pouvoir adore se voir, se mirer et être vu autant qu’il déteste être contenu et limité. Le « stade du miroir », ce n’est pas que pour les enfants.
Tijane BAL pour Kassataya.com
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