Courrier international – Le nom et le visage d’Achraf Hakimi sont affichés partout pendant cette Coupe du monde 2026. Pourtant, vendredi 19 juin, trois ans après la mise en examen pour viol du célèbre défenseur du PSG et du Maroc par la justice française, la cour d’appel de Versailles a confirmé qu’il ferait bien l’objet d’un procès pour viol.
“Les investigations menées durant l’enquête et l’information judiciaire ont conduit la chambre de l’instruction à dire qu’il existe des charges suffisantes à l’encontre [d’Achraf Hakimi] justifiant sa mise en accusation devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine”, précise le communiqué de la cour d’appel de Versailles. La date du procès n’est pas encore connue à ce stade.
L’avocate de la jeune femme ayant mis en cause le footballeur a fait état du “soulagement” et de “l’espoir” de sa cliente après plus de trois ans de procédure.
“Silence vaut soutien”
“Les faits remontent à février 2023, lorsqu’une jeune femme a déclaré avoir été violée par le footballeur à son domicile”, relate le quotidien espagnol La Vanguardia. “Selon sa plainte, le footballeur l’a embrassée sur les lèvres malgré son refus, a soulevé ses vêtements et a embrassé ses seins, et a même inséré ses doigts dans son vagin, malgré sa résistance”, rappelle El País, autre journal espagnol.
Achraf Hakimi a été mis en examen, et placé sous contrôle judiciaire dès le mois de mars 2023. “Après des années de mutisme”, constate l’hebdomadaire marocain Tel Quel, Achraf Hakimi est finalement sorti de son silence, via une publication sur le réseau social X juste après le communiqué de la justice française. “Un texte dans lequel il affirme attendre ce procès depuis le début de la procédure afin de pouvoir défendre publiquement sa version des faits”, écrit le média marocain Le 360. Le joueur a toujours démenti ces accusations.
Alors que le Maroc affronte l’Écosse en Coupe du monde vendredi 19 juin au soir, les titres de la presse marocaine se montrent prudents, présentant un “Hakimi, présumé innocent”, comme titre Tel Quel. Un capitaine qui “est un atout que personne ne songe à écarter”, poursuit le titre marocain, qui précise qu’“autour de lui, le silence vaut soutien”. “Ni la Fédération royale marocaine de football ni le sélectionneur n’ont commenté la décision de justice. Au PSG, Luis Enrique a botté en touche d’une phrase, ‘c’est entre les mains de la justice’, sans jamais remettre en cause la place de son joueur.”
Source : Courrier international (France)
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