J’ai mal à ce monde aux mains de briguants, de faiseurs de rois et de carpettes ; j’ai mal de ses rapaces, de ses toutous et la loi de ses canailles qui dictent et édictent le tempo.
J’ai mal de ces tueries de masse endogènes ou exogènes qui font légion, de ce déni d’humanité, pas une once, pas même le moindre bouton de guêtre ; j’ai mal de l’impérialisme à géométrie variable, tantôt répugnant et tantôt salvateur ou «civilisateur».
J’ai mal quand le droit international et les traités sont devenus des torchons et/ou des paillassons ; j’ai mal quand les générations futures sont sacrifiées sur l’autel de dirigeants imbus de leur personne, personne pour s’enhardir pour dire arrêtez, arrêtez là s’en est trop.
J’ai mal de ces IA dévastatrices, devenues des outils de propagande, de désinformation et de manipulation de masse ; j’ai mal de ces médias sociaux qui fourbissent et fournissent des « informations brutes » délétères par leurs violences et accessibles aux plus fragiles d’entre nous.
J’ai mal à ce monde de larbins, de chantres et de laquais à qui mieux mieux dans la génuflexion, tout penaud dans les bottes, n’est capable de dire mot, n’en déplaise aux dirigeants fourbes sans vergogne mal entourés, au mieux par des traîne-patins, j’ai mal.
J’ai mal pendant qu’on détourne le regard, on passe outre « l’affaire des peuples » et décide de mettre ou de démettre un dirigeant quand bien même sa légitimité est contestée ou contestable, où tout est fait de façon mufle, où l’on s’envoie la rhubarbe et se renvoie le séné, j’ai mal.
J’ai mal lorsqu’on peut décider d’ôter la vie à une personne pour la seule raison qu’elle aurait des positions ou tenu des propos qui seraient de nature à déplaire ; j’ai mal comme lorsque l’énergie du désespoir mène dans le vide sidéral du désert ou de la mer.
J’ai mal du journalisme d’opinion décomplexé qui déblatère impunément à longueur d’antenne sur la haine de l’autre ; j’ai mal de l’éditorialiste devenu une arme cabalistique de destruction massive et que certains politicards en font leur miel.
J’ai mal quand on peut songer qu’une guerre mondiale qui ne sera pas comme les autres dans ses attributs électroniques, magnétiques, numériques, balistiques, nucléaires mêmes, nous pend au nez, alors qu’on avait dit jadis, plus jamais ça, plus plus jamais ça, plus jamais, j’ai mal.
J’ai mal, j’ai mal, j’ai mal …
Dr DDM
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