Courrier Expat – Depuis plusieurs années, certains pays, l’Italie en tête, font parler d’eux grâce à des politiques incitatives pour faire venir des expats dans des déserts ruraux. Ainsi les maisons à 1 euro, lancées en 2008, avaient fait couler beaucoup d’encre. Mais, comme l’indique The Times, “l’Italie n’est pas le seul pays concerné : des formules permettant d’acheter une maison pour moins cher qu’un expresso existent également dans certaines régions de France, d’Espagne et du Japon”. Il existe des offres de subventions dans plusieurs pays comme la Bulgarie, la Grèce et, plus localement, dans plusieurs îles, irlandaises par exemple.
Le quotidien britannique a rencontré plusieurs étrangers qui ont répondu à ce type d’offres et qui racontent leur expérience. En France, il n’existe pas de programme national de maisons à un euro, mais plusieurs municipalités ont mis en place ce type d’offre en échange de rénovations dans un délai court. C’est le cas à Lonlay-l’Abbaye, en Normandie. Une expatriée anglaise installée sur place explique :
“Le village est plus vivant. Le maire a recruté un dentiste roumain, un deuxième médecin et ouvert une nouvelle crèche. L’an dernier, il a même réussi à faire passer le Tour de France dans la rue principale !”
En tout, elle estime que cela revient entre 100 000 et 200 000 euros tout de même, en prenant en compte tous les frais. Le Times évoque le même genre de pratique “discrétionnaire” à “Ambert, une petite ville pittoresque de la région du Puy-de-Dôme, l’une des régions les moins densément peuplées de France, et également à Saint-Amand-Montrond, une ville plus grande également située dans le centre de la France, une région à faible densité de population”, mais aussi en Charente.
En Espagne, l’initiative Holapueblo aide depuis 2019 les nouveaux venus à créer une entreprise dans les zones rurales de l’intérieur du pays en les mettant en contact avec les villes et villages offrant des aides. Steven Love a ainsi pu louer une maison pour 200 euros par mois et bénéficier d’un espace de travail gratuit. La bonne affaire ne fait pas de doute.
“Je vis comme un roi ici. C’est une autre forme de richesse. Les gens sont riches de leur qualité de vie.”
Au Japon enfin, il est possible d’acquérir pour un yen un des 9 millions de logements vacants du pays. Attention cependant : malgré leur charme, ils se trouvent généralement dans des lieux reculés et nécessitent beaucoup de travaux. De plus, il est très difficile d’effectuer ces travaux sans parler japonais.
Source : Courrier Expat
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