Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries

Le MondeVidéoA la fin d’août 2026, 1 046 personnes ont été secourues dans l’océan Atlantique en une semaine. Elles tentaient de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations de fortune. « Le Monde » s’est rendu sur place, au printemps 2026, au plus près de candidats à l’exil.

A Djiffer, village de pêcheurs de la côte sénégalaise situé à quelques kilomètres de la Gambie, les pirogues de travail ne prennent plus seulement la mer pour pêcher. Le port est devenu l’un des épicentres du trafic de migrants à destination des îles Canaries, la porte d’entrée vers l’Europe. Au printemps 2026, Le Monde s’est rendu sur place, au plus près de ces candidats à l’exil.

Cette traversée de l’Atlantique est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde : en 2024, plus de 10 000 personnes y ont perdu la vie ou ont disparu, selon l’ONG Caminando Fronteras, soit une moyenne de 27 morts par jour.

Pour comprendre pourquoi tant d’hommes et de femmes continuent de risquer leur vie sur l’océan, Le Monde a remonté le fil de ce voyage, en donnant la parole aux exilés, à leurs proches et aux organisateurs de ces traversées clandestines. Cette enquête met en lumière l’engrenage qui transforme les routes migratoires africaines : depuis l’effondrement de la pêche artisanale dû à la concurrence des navires-usines industriels jusqu’au verrouillage sécuritaire de la Méditerranée financé par l’Union européenne.

 

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Source : Le Monde

 

 

 

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