Guerre au Moyen-Orient : la fièvre des prix a-t-elle touché la Mauritanie ?

Le 360.ma VidéoDes agents de contrôle ont été déployés dans différentes villes avec pour mission de veiller sur la stabilité des prix des produits de large consommation. La guerre qui sévit au Moyen-Orient a provoqué une poussée de fièvre sur les marchés du monde. Qu’en est-il en Mauritanie ? Réponses dans ce reportage à Nouakchott.

Face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, dont la montée des prix des produits alimentaires, les autorités mauritaniennes ont lancé une vaste campagne de contrôle des prix.

L’objectif est de dissuader les commerçants à augmenter les prix des produits alimentaires de première nécessité comme le riz, l’huile et le sucre.

Plusieurs équipes chargées de cette mission ont été déployées sur à Nouakchott, et progressivement dans les autres localités du territoire national dans le cadre d’une vaste opération visant «à surveiller la situation des marchés, notamment le suivi des stocks, le renforcement de la protection des consommateurs et la lutte contre les différentes formes de fraude».

Aissata Bâ, agent marketing pour plusieurs produits alimentaires explique. «Je vends une large gamme de produits importés comme le Kadi (bouillon), jedida (beur) et delia (chocolat). Pour le moment, nous n’avons pas augmenté nos prix».

Fatimetou mint Ahmed, consommatrice souligne que «les prix de toutes les denrées de base, huile, riz, sucre, lait, restent au même niveau. Aucune hausse n’est constatée sur le marché, malgré quelques rumeurs».

Mohamed ould Bouh, commerçant confirme que pour le moment tous les prix sont stables et qu’aucune tension n’est constatée sur le marché, qui reste parfaitement calme.

Avec ces contrôles, les commerçants véreux sont sanctionnés sévèrement par les autorités.

Fin mars, le Premier ministre Mokhtar Ould Diay avait déclaré que les autorités avaient fermé et infligé des amendes à des dizaines de commerces en infraction, dans le cadre de la campagne gouvernementale visant à contrôler les marchés, à lutter contre les pratiques anticoncurrentielles et à lutter contre les hausses de prix injustifiées.

Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)

 

 

 

Source : Le 360.ma 

 

 

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