Courrier international – Tactiquement, l’équipe nationale congolaise a fait ses preuves aux yeux du monde. Après avoir marqué un but dans les premières minutes du jeu de son seizième de finale face à l’Angleterre, le 1er juillet à Atlanta, elle “a su garder l’avantage jusqu’à la pause, malgré les tentatives anglaises”, décrypte Le Faso. En deuxième mi-temps, l’Angleterre a multiplié les occasions, et ses “efforts ont été récompensés à la 75e minute” avec un but de Harry Kane, qui lui a permis d’égaliser. Mais tout a basculé à la 86e minute, lorsque le capitaine des Three Lions, sur un exploit individuel, a arraché la qualification pour les huitièmes de finale en marquant un second but.
Cette défaite, cruelle, face à l’un des favoris de la compétition n’a pas empêché l’équipe nationale de sortir “la tête haute du Mondial 2026”, souligne Radio Okapi. “Nous avons eu une énorme opportunité de gagner ce match et nous avons montré une très belle image du Congo”, s’est félicité l’attaquant congolais Yoane Wissa, cité par Actualité CD.
Car pour son retour sur la scène mondiale, cinquante-deux ans après sa première participation (sous le nom de “Zaïre”), la sélection congolaise a réussi à franchir le premier tour, “un exploit historique qui témoigne des progrès réalisés par le football national”, commente à son tour Media Congo.
“Ayant tiré les leçons de deux précédentes rencontres où ils ont eu une entrée timide avec des conséquences néfastes qui les avaient vues encaisser [un but dans les deux cas], ils ont, cette fois, compris qu’il fallait essayer de prendre les devants pour surprendre l’adversaire, ce qu’ils ont réussi à réaliser”, note Actualité CD dans un autre article.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, a même adressé ses félicitations aux Léopards, rendant hommage à leur “discipline, leur courage et leur intelligence”, rapporte 7sur7.cd.
Mieux gérer les moments clés
L’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, la RDC et désormais le Sénégal ont tour à tour quitté la compétition à l’issue d’un scénario cruel : des “matchs longtemps maîtrisés, ou au moins disputés à armes égales, avant de basculer dans les dernières minutes”, analyse de son côté le site d’actualité Afrik.com.
“Disons-le clairement : le football africain ne souffre plus d’un déficit de talents, affirme le média. Les effectifs regorgent désormais de joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens. Techniquement et physiquement, l’écart avec les grandes nations s’est considérablement réduit.” Mais “la gestion des moments clés demeure un chantier majeur”.
Selon Afrik.com, contre des équipes européennes “lucides jusqu’au dernier moment”, les sélections africaines “continuent de payer cash chaque baisse de concentration”, transformant des “performances prometteuses” en d’“immenses regrets”.
“C’est peut-être là que se situe aujourd’hui la frontière la plus cruelle. Les sélections africaines savent rivaliser. […] Mais elles doivent encore apprendre à tuer les matchs, à ralentir le tempo, à conserver le ballon, à provoquer les fautes utiles, à gérer les temps faibles. Bref, à survivre à ces dernières minutes où les grandes équipes ne paniquent pas.”
Source : Courrier international (France)
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