Des Mauritaniens soupçonnés de terrorisme et arrêtés au Mali libérés et rapatriés vers leur pays

RFIEn Mauritanie, ce sont des scènes de joie et de soulagement auxquelles on a assisté mercredi 12 août à Néma. Des familles ont accueilli leurs parents arrêtés la semaine dernière au Mali, suite à des soupçons de terrorisme, alors qu’ils rentraient de Côte d’Ivoire. Ils ont été rapatriés sur ordre du président Ghazouani à bord d’un vol spécial.

Des dizaines de personnes avaient été arrêtées la semaine dernière sur le territoire malien. Il s’agit de commerçants qui rentraient en Mauritanie pour profiter de l’hivernage auprès de leurs familles, selon des proches. Ils ont donc été rapatriés ce mercredi 12 août.

C’est à midi que l’avion transportant ces Mauritaniens s’est posé sur l’aéroport de Néma, dans le sud-est de la Mauritanie. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, on voit des scènes d’émotion et de soulagement des familles venues les accueillir. L’un d’eux, Mohamed, âgé de 29 ans, fait le récit de leur arrestation.

« Nous avons quitté Bamako vers 8 heures, mais notre car a eu une crevaison. Pendant la réparation du chauffeur, des militaires nous ont aperçus et avant de repartir, un militaire a demandé au chauffeur de descendre les bagages pour un contrôle. Le chauffeur a refusé. Alors ils se sont énervés et ils nous ont rattrapés un peu plus loin. IIs nous ont arrêtés, ont fait descendre le chauffeur et se sont mis à le battre, explique-t-il. Ils nous ont demandé nos cartes d’identité et nos téléphones. Ensuite, ils nous ont attaché les mains derrière le dos, couchés au sol et certains d’entre nous ont été battus. Après, ils nous ont embarqués dans un commissariat et là, ils nous ont posé des questions comme : « Vous venez d’où ? Où est-ce que vous allez ? Et qu’est-ce que vous faites ? » »

Suite à leur libération, Mohamed se réjouit de l’intervention du chef de l’État et de l’ensemble des autorités mauritaniennes qui ont contribué à leur libération. « Nous remercions le gouvernement, le Président de la République, Mohamed Ould Ghazouani et toutes les autorités qui ont fait des démarches pour obtenir notre libération parce que sans elles, nous ne serions pas libres. »

 

 

Notre correspondant à Nouakchott, Moussa Oumar Barry

 

 

Source : RFI

 

 

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