La Diaspora Mauritanienne, dans toute sa diversité, a massivement répondu à l’appel à protester contre un troisième mandat présidentiel pour le Président Mohamed Ould Ghazouani, devant le siège des Nations Unies, où se déroule la 81e session de l’Assemblée Générale.
Avec enthousiasme et détermination, les manifestants ont scandé des slogans dénonçant les graves violations des droits humains qui continuent de sévir dans le pays. Cette mobilisation témoigne de la détermination de la diaspora à faire entendre sa voix et à défendre les principes de démocratie, de justice, de liberté et de respect des droits humains en Mauritanie.
Pour en savoir plus, veuillez lire la déclaration ci – dessous.
DÉCLARATION À L’INTENTION DE LA 81E SÉSSION DE l’AG DES NATIONS UNIES
NON AU TROISIEME MANDAT THIRD PRESIDENTIAL
NON Á L’ NJUSTICE & Á L’ IMPUNITY
À l’occasion de la 81ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies, la Diaspora Mauritanienne Consciente prend solennellement à témoin la communauté internationale face aux menaces qui pèsent sur les acquis démocratiques de notre pays. Ce faisant, nous mettons en garde le Président Mohamed Ould Ghazouani — contre toute tentative de révision de la Constitution visant à lui permettre de se maintenir au pouvoir au-delà des limites des prévues par l’article 28 de la Constitution.
Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent au sein du parti au pouvoir invitant le Président Mohamed Ould Ghazouani à briguer un troisième mandat. Il est difficile d’imaginer que de telles initiatives puissent prendre une telle ampleur sans, à tout le moins, la connaissance du Président. Dès lors, son silence prolongé ne peut que susciter de légitimes interrogations, et être interprété comme une complicité. Si ce problème n’est pas traité, il pourrait plonger le pays dans une situation chaotique aux conséquences imprévisibles. C’est pourquoi, il est de notre devoir d’alerter la communauté internationale sur ce danger — pendant qu’il est encore temps.
Aucun expert, aussi avisé soit-il sur la réalité géopolitique, ne peut mesurer avec certitude les conséquences désastreuses qu’une telle décision pourrait entraîner. Cette inquiétude est d’autant plus légitime que la Mauritanie se trouve dans une région déjà profondément marquée par l’instabilité politique et sécuritaire. Pour cette raison, le respect de la Constitution doit primer sur toute ambition personnelle. Alors, plutôt que de s’engager dans ce projet périlleux, le Président Ghazouani doit honorer le serment qu’il a prêté devant Dieu, et l’engagement qu’il a pris devant le peuple mauritanien de respecter et de défendre la Constitution. Mr. Mohamed Ould Abdoul Aziz, son prédécesseur, malgré son bilan des droits de l’homme sombre, a respecté les dispositions de l’article 28. Ce que les mauritaniens ont hautement apprécié. Par conséquent, il n’a aucune raison légitime de déroger à cette règle fondamentale. Autrement, comment pourrons — nous faire confiance á un président qui aura violé son serment devant le Bon Dieu ?
Il est important de rappeler que la limitation des mandats présidentiels, consacrée par l’article 28 de la Constitution constitue — l’un des rares acquis démocratiques — sinon le seul permettant encore de nourrir, même timidement, l’espoir d’une alternance pacifique. Faire sauter ce verrou sacré serait le coup de grâce á la démocratie Mauritanienne qui a toujours souffert d’une anémie sévère depuis sa naissance.
Au lieu de se laisser distraire par ce projet fallacieux, le Président Ghazouani ferait mieux de s’attaquer aux problèmes les plus brulants que sont l’injustice et l’impunité qui exacerbent l’esclavage, la discrimination raciale, l’exclusion sociale et la répression tous azimuts. A cela il faut ajouter la paupérisation sans précèdent des populations, pendant que la classe dirigeante vit dans une opulence scandaleuse encouragée par une tolérance coupable de la gabegie et des détournements des biens publics.
Nous espérons donc que, dans un sursaut de sagesse et de clarté morale, le Président Ghazouani choisira de préserver cet acquis majeur pour honorer son serment.
Face à cette situation particulièrement préoccupante, nous, membres d’une Diaspora Mauritanienne Consciente, attachée à la démocratie et à l’État de droit :
- Demandons le strict respect de l’article 28 de la Constitution limitant expressément les mandat présidentiels à deux termes non renouvelables ;
- Demandons des mesures effectives (1) pour l’éradication de l’esclavage, (2) pour le règlement juste et définitif du passif humanitaire ;
- Dénonçons les condamnations injustes des militants d’IRA et demandons leur libération ;
- Exigeons la cessation des violences policières encouragées par l’impunité ;
- Demandons l’officialisation de toutes les langues nationales pour la cohésion nationale ;
- Exhortons la communauté internationale à demeurer vigilante face à coup d’état constitutionnel en gestation.
La Diaspora Mauritanienne Consciente
New York City
Septembre 22, 2026
Contacte : Bakary Tandia : (347) 683 – 4204 & Aissata Niang : (917) 981- 8275
(Reçu à Kassataya.com le 25 septembre 2026)
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