CAN 2025 : “qu’on leur donne la coupe directement”… Arbitrage maison pour le Maroc ?

Afrik Foot – La qualification du Maroc face au Cameroun (2-0) en quart de finale de la CAN 2025 continue de faire énormément réagir, bien au-delà des frontières marocaines. La prestation de l’arbitre mauritanien Dahane Beida est au cœur d’une vive controverse, alimentée notamment par des prises de position très virulentes dans les médias français.

Sur le plateau de L’Équipe du Soir, le journaliste Grégory Schneider n’a pas mâché ses mots à l’issue de la qualification du Maroc contre le Cameroun à l’occasion des quarts de finale de la CAN 2025, dénonçant ce qu’il estime être un arbitrage favorable au pays hôte. Visiblement choqué par plusieurs décisions arbitrales, Schneider a livré une charge frontale, estimant que la situation dépassait le simple fait de jeu.

« On arrête de nous parler de la CAN, là c’est un Disney »

« Ce qui serait bien, c’est qu’on gagne un peu de temps et qu’on leur donne leur coupe directement. Il faut arrêter de prendre les spectateurs pour des billes et d’insulter le football et les joueurs, qui sont les premières victimes », a-t-il lancé.

Le journaliste a ensuite détaillé plusieurs situations litigieuses selon lui, évoquant notamment un coude de Nayef Aguerd sur Christian Kofane non sanctionné dans la surface marocaine, des coups francs camerounais empêchés d’être joués rapidement et surtout l’action polémique impliquant Bryan Mbeumo.

« Ce que j’ai vu est invraisemblable. L’arbitre sait qu’il s’est passé quelque chose, mais il est en service commandé. On arrête de nous parler de la CAN, là c’est un Disney. On leur donne la coupe et on ne cautionne plus cette parodie », a-t-il encore asséné.

Le penalty oublié sur Mbeumo, tournant du match ?

L’action la plus discutée reste ce contact dans la surface marocaine à la 70e minute, alors que le Maroc ne menait que d’un but. L’attaquant de Manchester United, Bryan Mbeumo, n’a pas caché son incompréhension après la rencontre.

« J’ai senti le contact pendant le match. En revoyant les images, le penalty est très, très flagrant pour moi. Je ne dis pas que le match se joue uniquement là-dessus, mais il y a forcément des regrets », a-t-il confié.

Côté camerounais, le sélectionneur David Pagou a adopté un ton plus mesuré. « Il y a des faits de jeu, l’arbitre est le maître du jeu. Il peut se tromper. Je n’ai pas revu les images, le match est terminé. »

La réponse ferme de Walid Regragui

Face aux accusations d’« arbitrage maison », Walid Regragui a tenu à répondre avec fermeté en conférence de presse.

« On a des avantages ? Moi, j’ai surtout vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Je ne parle jamais de l’arbitrage. En Côte d’Ivoire (en 2024, ndlr), on nous a oublié un penalty contre l’Afrique du Sud et j’ai même été suspendu sans raison », a-t-il rappelé.

Le sélectionneur marocain assume le statut du Maroc, mais réfute toute idée de favoritisme.

« Les gens veulent dire que le Maroc gagne avec des avantages. Ce n’est pas vrai. On gagne sur le terrain, les statistiques le montrent. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Le Maroc est l’équipe à battre. Le seul avantage qu’on a, c’est de jouer devant 67 000 personnes. Le reste se passe sur le terrain. »

Sur les réseaux sociaux, la polémique reste vive. Certains supporters marocains dénoncent eux aussi des décisions arbitrales défavorables au Maroc, évoquant deux penalties non sifflés : lorsqu’Ez Abde se fait marcher sur le pied dans la surface et lorsque Ayoub El Kaabi se fait percuter par Devis Epassy. Une seule certitude : l’arbitrage s’impose comme l’un des grands sujets brûlants de cette CAN 2025, et ce quart de finale n’a fait qu’attiser le feu.

 

 

 

Louis Mukoma Fargues

 

 

 

Source : Afrik Foot

 

 

 

 

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