– Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a annoncé, jeudi 2 juillet, la fermeture d’ici au 30 novembre de son bureau au Burkina Faso, une annonce qui survient trois mois après sa suspension par les autorités.
« Je regrette profondément la décision des autorités burkinabées de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’aient pas permis de régler la situation », a déclaré le haut-commissaire, Volker Türk. « Cette décision a eu un impact direct et considérable sur notre capacité à mettre pleinement en œuvre notre mandat et m’a finalement conduit à décider de mettre progressivement fin à notre présence dans le pays », a-t-il ajouté.
Le Haut-Commissariat, dont le bureau au Burkina Faso avait été installé en octobre 2021, prévoit de le fermer « d’ici au 30 novembre ». « Malgré cette fermeture, mon Bureau et moi-même demeurons déterminés à soutenir le gouvernement, les institutions nationales, la société civile et les autres parties prenantes, ainsi qu’à coopérer avec eux, afin de continuer à promouvoir et à protéger les droits humains au Burkina Faso », a averti M. Türk.
Il précise que cette annonce survient trois mois après que les autorités ont suspendu les activités du bureau à la suite d’un communiqué de presse du Haut-Commissariat les appelant à « préserver l’espace civique ».
Le Burkina Faso, dont le régime militaire est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré depuis un coup d’Etat en septembre 2022, mène une politique souverainiste, répressive envers toute voix critique, hostile aux Occidentaux, et revendique ne pas être une démocratie.
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