AFP – La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a fait état, dimanche 11 octobre, d’une nouvelle attaque contre l’aéroport de Riyad, déjà visé samedi par une attaque imputée aux combattants pro-iraniens houthistes ayant fait au moins 12 morts.
Le porte-parole de la coalition, le général Turki Al-Malki, a fait état dans un communiqué d’une « attaque au moyen d’un projectile non identifié contre le terminal passagers numéro 4 de l’aéroport international King Khalid », qui a provoqué « un incendie ». « Les défenses antiaériennes ont intercepté et détruit un missile de croisière dans les environs de l’aéroport », a également rapporté le porte-parole sur le réseau social X.
La veille, l’Arabie saoudite a connu son attaque la plus meurtrière depuis plus de dix ans : au moins 12 personnes ont été tuées, et 309 autres ont été blessées, dans une attaque contre l’aéroport de Riyad. Quatre Saoudiens et huit étrangers – « deux Bangladais, un Américain, un Egyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais » – figurent parmi les personnes tuées, selon l’autorité de l’aviation civile. Par ailleurs, une Française est au nombre des blessés, a fait savoir le ministère des affaires étrangères français.
Six personnes tuées mercredi et jeudi
La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants houthistes d’avoir mené l’attaque contre l’aéroport, dénonçant « un crime de guerre » auquel elle répondra « avec fermeté ». Les houthistes, quant à eux, ont renouvelé, dimanche, leur appel à ne pas utiliser les aéroports saoudiens, les menaçant de nouvelles frappes.
Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué, mercredi et jeudi, des frappes contre l’aéroport. Trois Saoudiens, dont un pilote, avaient péri jeudi dans ces attaques. La veille, un Egyptien, un Algérien et un Soudanais avaient été tués.
L’ampleur et la fréquence des attaques visant Riyad ces derniers jours sont sans précédent depuis 2014 et le début de la guerre au Yémen opposant les houthistes aux forces gouvernementales yéménites, qui avaient reçu le soutien militaire d’une coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite à partir de 2015. Le royaume, deuxième exportateur de brut mondial, reconnaît relativement rarement que des frappes ont touché des cibles civiles.
