– Le chef de l’État s’est rendu dans la ville des Yvelines où une fusillade a fait un mort et cinq blessés vendredi. Le tireur est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration.
Il a fait le déplacement quelques heures après le drame. Emmanuel Macron s’est rendu à Trappes, dans les Yvelines, ce vendredi 23 octobre au soir, et y a déploré un « tournant » après un « attentat » commis « sur la base d’une idéologie raciste », invitant à ne « rien céder » et ne pas « baisser la tête » face aux « idées qui s’installent ».
« C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne », a affirmé le président de la République.
Un homme soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration a tué une personne et fait cinq blessés vendredi lors d’une fusillade entre Trappes et La Verrière. Il a été interpellé et placé en garde à vue.
Le président de la République, venu échanger avec les primo aidants, le procureur, le maire de Trappes et le préfet, a appelé devant la presse à « la concorde » et à « l’unité ». « Ni la peur, ni la colère », a-t-il martelé. Il a notamment affirmé avoir échangé avec une femme, « une maman » dont « la voiture a été criblée de balles par ce terroriste » et qui était présente « avec sa fille de 12 ans » durant la fusillade.
« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un attentat terroriste, raciste », a affirmé le chef de l’État. « Nous n’avons rien à céder aux idées qui s’installent dans la République et qui peuvent justifier ce genre de comportement ou qui créent une atmosphère qui pourrait les justifier. »
Emmanuel Macron a justifié sa qualification par « une préméditation » de la part du suspect mais aussi par les « propos qu’il a tenus et qui ont été très clairement consignés ». « Il a épargné des gens en raison de leur peau (…) et il a assumé son acte », a ajouté le président de la République.
Peu après la prise de parole du président de la République, des critiques − venant de personnalités politiques de tous bords mais pas seulement − ont pointé qu’il ne s’agissait pas, contrairement à ce que laisse entendre Emmanuel Macron, du premier attentat visant des personnes en raison de leur religion réelle ou supposée. Sur X, de nombreuses voix ont notamment rappelé les drames de l’attentat de la rue des Rosiers en 1982, de l’attentat de l’école Ozar Hatorah en 2012, de l’assassinat du père Hamel en 2016 ou encore de l’attentat de l’Hyper Cacher en 2015.
« Le chef de l’État parle bien évidemment du premier attentat raciste sur le fondement de la couleur de peau commis dans notre pays, a corrigé son entourage, cité par franceinfo, ainsi qu’il l’a précisé au début de son intervention et n’oublie ainsi pas l’ensemble des attentats antisémites qui ont endeuillé notre pays ».
Source : Le HuffPost avec
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source www.kassataya.com
