La cohabitation entre religieux et politiques / Par Abdel Khadir GUISSE

La cohabitation entre religieux et politiques Nous sommes nombreux, au plus profond de nous-mêmes, à nous interroger sur la véritable création de valeur qui découle de la cohabitation entre religieux et politiques. De la Mauritanie au Sénégal et dans le reste de la sous-région, les habitants ressentent un abandon de leurs dirigeants politiques, souvent en parfaite harmonie avec certains religieux (imams, notables et guides spirituels). Par conséquent, nous nous efforcerons, sans les détails, de fournir des éléments de réponse à ces trois interrogations relatives à cette cohabitation : Les religieux sont-ils les véritables leaders de l’arène politique ? Les politiques peuvent-ils gouverner sans la cohabitation avec les religieux ? Quel est le rôle et la contribution de certains intellectuels dans cette cohabitation ? Certains religieux, nous disons bien certains, n’ont plus confiance en Dieu et en Son Prophète (PsL). Leurs objectifs sont plutôt de s’affirmer socialement et de préserver certains privilèges de cette vie de mirage. Il en va de même pour certains politiques qui cherchent à conserver le pouvoir à travers le soutien de certains imams. Comme nous pouvons l’observer en Mauritanie, ou de certains guides religieux, comme c’est le cas au Sénégal. La sève nourricière de ces acteurs religieux est alimentée par l’énergie de l’avoir et du pouvoir. Ainsi, l’énergie de certains flux spirituels des disciples se trouve ainsi interrompue par certains imams et guides religieux qui ont préféré éclipser leurs confrères talibés. Il nous semble qu’il est essentiel d’ajuster le contrat spirituel entre certains religieux et les croyants au 21e siècle. Il est nécessaire d’examiner un autre avenant du contrat temporel entre certains politiques et les citoyens. La religion éprouve des difficultés, car sa base temporelle ne correspond pas à celle de sa dimension spirituelle. Les versets sont mémorisés sans être mis en application. La politique aussi boite parce que sa béquille spirituelle est déséquilibrée par rapport à celle de sa temporalité. Les lois et la justice servent à d’autres objectifs à géométrie variable. Par conséquent, il est incontestable que, pour marcher correctement et sans boiter, il faut être capable d’harmoniser ces deux béquilles à chaque instant et dans toutes les circonstances. Pour ce faire, il faut, encore une fois, impérativement incarner le NÉANT au sens spirituel du terme, dans un monde d’illusions où chacun pense être le plus compétent en matière de stratégies de « Bossoyaagal ». Le paradoxe qui se dégage de cette situation est que ceux qui s’opposent à être dupés sont souvent perçus comme des individus aigris, frustrés, complexés, animés de haine, jaloux, ou encore comme des imposteurs. Au confluent des politiques et des religions, il faut être solidement armé de patience, de clairvoyance et de diplomatie pour sauver sa pirogue des vagues et de la zone de turbulences de cette vie éphémère. NB : Cette réflexion est une contribution d’un fervent disciple soufi afin d’inviter certains à distinguer entre la critique constructive pour une amélioration continue et des critiques émanant de ceux qui ne cherchent qu’à nuire. @Yoo Alla Faabo !

 

 

Abdel Khadir GUISSE

 

 

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