Amadou, le mari venu du Mali / Par Tijane BAL

Les Américains appellent un joueur qui n’a évolué qu’au sein d’une seule et même équipe one team man. Les chanteurs africains en France seraient plutôt des one song men.Et plutôt dans le genre léger.

Amadou illustrait parfaitement cette réalité avec son dimanche à Bamako. Il n’est pas le seul : Mory Kanté et yéké yéké, Zao et ancien combattant, le 1er gaou ivoirien de Magic system…et même, bien que dans une moindre mesure, Youssou Ndour avec Seven seconds, fruit de sa rencontre musicale avec Neneh Cherry,…Manu Dibango avec Soul makossa.

Le chanteur ivoirien Zêdess avait perçu le risque de se voire réduire à une chanson et refusé de ce fait de transformer son gentillet « Nicolas Sarkozy » en single. On n’est pas ĺà dans la légèreté du tube de l’été dont la quintessence fut la lambada du groupe Kaoma mais dans une autre sorte de fusil à un coup musical.

Tout chanteur est bien sûr fortement associé à un tube. Les plus grands n’y échappent pas. Lionel Richie, « c’est »évidemment all night long, Marvin Gaye sexual healing… mais pas seulement. Il était triste de ne retenir de Mory Kanté que yéké yéké, de Myriam Makéba pata pata et encore via la reprise de Sylvie Vartan. Trop réducteur et c’est bien dommage.

L’aspect tiroir caisse ne compense que partiellement. Que sait le grand public en France du parcours musical d’Amadou en dehors du fameux dimanche ? Certes,, il vaut mieux être connu pour un titre que pas connu du tout. Soit. On va se consoler ainsi. RIP Amadou.

 

 

 

Tijane BAL pour Kassataya.com

 

 

 

 

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