Presse/Afrique de l’Ouest : tensions, actions militaires et justice

Agence de Presse Africaine – Les tensions géopolitiques s’intensifient dans la presse ouest-africaine de ce jeudi, avec des affrontements militaires sur la frontière algéro-malienne, des évolutions politiques au Niger, des débats sur la réconciliation en Côte d’Ivoire et une nouvelle loi au Sénégal concernant les crimes politiques.

Maliweb soulève des interrogations sur « une nouvelle provocation de l’Algérie » à l’égard du Mali après l’incident d’un drone abattu par les forces algériennes à Tinzaouatène, à la frontière entre les deux pays. Bamako et Alger ont des versions opposées de cet incident. Dans ce climat de tensions croissantes, l’armée malienne réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission souveraine.

En effet, dans la nuit du 1er au 2 avril, les forces aériennes maliennes ont mené une opération ciblée contre un véhicule transportant des éléments armés et leur équipement à proximité immédiate de la frontière algérienne. Cette action illustre la volonté inébranlable de Bamako de lutter contre les menaces terroristes, même dans les zones frontalières sensibles, selon le site d’informations.

L’Essor rapporte que « la traque des groupes terroristes » continue au Mali. L’armée indique que de nombreuses bases et caches logistiques des terroristes, identifiées notamment dans les secteurs Nord-Est et Sud-Est à moins de 400 km de Kidal, sont régulièrement traitées. Dans la nuit du 1er au 2 avril, lors d’un vol ordinaire de surveillance, un véhicule pick-up transportant des terroristes armés et de la logistique a été repéré à 3,5 km au sud-est de Tinzawatène, à 2 km de la ligne frontalière.

Au Niger, Jeune Afrique rapporte que les autorités libèrent des figures du régime renversé, dont le fils de l’ex-président Mahamadou Issoufou. Le général Abdourahamane Tiani, lors de sa proclamation comme président de la République, avait réitéré son « engagement solennel à œuvrer pour le pardon et la réconciliation entre Nigériens ». L’ancien président Mohamed Bazoum reste, lui, toujours en détention.

Dans le même pays, Jeune Afrique souligne que la Russie et la Chine convoitent les stocks d’uranium de la société française Orano. Le régime nigérien, confronté à des difficultés financières, espère conclure rapidement une vente avec Moscou ou Pékin, ce qui constituerait un coup dur pour Paris dans son ancien pré carré africain.

En Côte d’Ivoire, un sondage réalisé par Abidjan.net révèle que 64,31% des internautes estiment que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devraient figurer sur la liste électorale, malgré leurs condamnations précédentes en raison de décisions de justice.

Malgré les critiques, la Côte d’Ivoire « sous Alassane Ouattara est sur une trajectoire de stabilité et de développement », a affirmé Adjoumani Kobenan, porte-parole du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), soulignant que l’un des plus grands succès de la gouvernance Ouattara a été la restauration de la sécurité et de la stabilité, comparant aujourd’hui la sécurité du pays à celle des nations européennes.

Au Sénégal, Le Soleil rapporte que la proposition de loi du député Amadou Ba a été « adoubée », permettant désormais la possibilité d’une convocation en justice des présumés responsables de crimes et de tortures commis lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024 sous le précédent régime. La loi interprétative de l’amnistie a été adoptée par plus de 120 députés du parlement, dominé par le Pastef, le parti au pouvoir.

L’Observateur indique que l’Assemblée a ouvert la voie à la Haute Cour et à la convocation en justice des ministres et hautes personnalités de l’ancien régime. Walf Quotidien voit l’ancien régime « au poteau », avec Macky Sall et son ancien ministre de l’Intérieur, Antoine Diome, « dans le viseur ».

Alors que certains députés de Pastef se sont plaints de la lenteur de la justice dans certains dossiers, le garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a répondu fermement dans ce journal : « Que personne ne compte sur moi pour faire pression sur les magistrats ». Il a ensuite salué le travail des magistrats, affirmant dans L’AS que « le temps de la justice n’est pas celui des politiques ».

 

 

 

 

 

Source : Agence de Presse Africaine (APA)

 

 

 

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