Mauritanie : une commission parlementaire enquête sur l’affaire de l’île offerte par Ould Abdel Aziz aux Qataris [Document]

En janvier 2012, l’ambassadeur du Qatar à Nouakchott adresse une lettre « secrète » à son ministre d’Etat aux Affaires étrangères – dont La Tribune Afrique détient copie – dans laquelle il lui annonce que le président mauritanien a décidé d’offrir une île à l’émir du Qatar et qu’il pouvait en faire l’usage qu’il voudrait.

L’affaire de l’île offerte par l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz à l’émir du Qatar refait surface et promet cette fois-ci – le principal intéressé dans cette affaire n’ayant plus de pouvoir- de faire du remous au sein du landernau politique mauritanien.

 

En effet, c’est ce jeudi que l’ex-président devrait se présenter au parlement à la demande des membres de la commission qui enquêtent sur plusieurs dossiers gérés à l’époque par l’exécutif que dirigeait Ould Abdel Aziz.

doc copie ambas QT MAU

Mais depuis ce mardi, tout porte à croire que l’ex-président sera interrogé sur l’affaire de l’île qu’il avait offerte à l’émir du Qatar de l’époque, Hamad ben Khalifa Al Thani.

Selon les documents que La Tribune Afrique a pu se procurer, Mohamed Ben Kerdy Taleb Elmerry, alors ambassadeur du Qatar à Nouakchott, adresse le 12 janvier 2012, une lettre « secrète » au ministre d’Etat aux Affaires étrangères à l’époque, cheikh Hamad Ben Jassim Ben Jaber Al-Thani (alias HJB), dans laquelle il lui annonce qu’au cours de l’audience que lui accordé le président mauritanien le 10 janvier 2012, celui-ci lui a annoncé avoir décidé d’offrir une « belle île » située près de du parc national du Banc d’Arguin, une réserve naturelle côtière sur l’Atlantique.

Le 26 juillet de la même année, l’ambassadeur adresse une autre missive au représentant personnel de l’émir du Qatar dans laquelle il l’informe que Brahim Ould Dadah, chargé à l’époque des relations mauritano-qataries, que le président suivait personnellement de près les formalités de passation de l’île à l’émir du Qatar.

Ce mardi, Brahim Ould Dadah, également ministre de la Justice à l’époque, a d’ailleurs été entendu par les membres de la commission d’enquête parlementaire en tant que principal témoin, puisque le président Ould Abdel Aziz l’avait chargé personnellement de cette affaire.

 

 

Source : La Tribune Afrique

 

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