CEP Mauritanie : Ould Aziz persiste et signe son refus de prendre sa convocation

Finalement la commission se rend à l’évidence. Sa menace d’utiliser la force publique pour présenter l’ancien président Ould Aziz a la barre ne sert à rien. Il n’ y a aucune disposition constitutionnelle qui oblige l’ancien chef de l’Etat à répondre à une telle convocation.

En effets les faits reprochés à Ould Aziz sont d’une gravité incontestable. Parmi les plus cités figure en première ligne l’octroi d’une île mauritanienne aux larges du banc d’Arguin à l’Emir du Qatar. Ce cadeau présidentiel est qualifié de haute trahison. Les autres faits révélés par les proches de son régime lors des auditions tendent presque tous à prouver de graves atteintes à la constitution et aux lois de la république.

Mais jusqu’ici toute la difficulté de la commission réside dans les limites de sa vocation principale. Elle ne peut en aucun cas auditionner l’ancien chef de l’Etat même pour haute trahison. Ce rôle revient à la haute cour de justice pour le moment inopérationnelle. L’urgence de sa réactivation est dans le collimateur des parlementaires qui devront désigner de nouveaux membres.

Une course contre la montre dès la plénière le 20 juillet prochain pour surmonter cette impasse avant la fin de la session parlementaire.Les observateurs n’étaient pas dupe que l’audition de Ould Aziz par la commission était dès le départ une mission impossible.D’ores et déjà le rapport final va avoir le goût d’une enquête inachevée. Il appartiendra aux parlementaires d’aller jusqu’au bout des aspirations de justice des mauritaniens.

 

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

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(Reçu à Kassataya.com le 09 juillet  2020)

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