Le chef du Parlement koweïtien jette à la poubelle le plan Trump

« L’accord du siècle est mort-né et tout autre discours (à ce sujet) est rejeté », lance Marzouk al-Ghanem, lors d’une réunion d’urgence des chefs des Parlements arabes à Amman.

Le président de l’Assemblée nationale koweïtienne a jeté à la poubelle samedi une copie du plan américain de règlement du conflit israélo-palestinien lors d’une réunion d’urgence des chefs des Parlements arabes à Amman.

« L’accord du siècle est mort-né et tout autre discours (à ce sujet) est rejeté », a lancé Marzouk al-Ghanem lors de cette réunion convoquée à la demande de la Jordanie, en référence au plan que le président américain Donald Trump a dévoilé le 28 janvier. « Au nom de tous les peuples arabes et islamiques (…), je dis que la véritable place de ces documents du soi-disant accord du siècle est la poubelle de l’histoire », a-t-il dit, avant de jeter les feuilles qu’il avait en main dans une poubelle à ses pieds, sous les applaudissements de l’auditoire.

Les Palestiniens, la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont déjà rejeté ce plan qui prévoit notamment l’annexion par Israël de plus de 130 colonies juives et de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée. Washington estime que Jérusalem est la capitale « indivisible » de l’Etat hébreu, alors que les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Le chef du législatif libanais, Nabih Berry, a de son côté qualifié le plan présenté par l’administration américaine de « plan de guerre », déclarant qu’il condamnait « au nom du Liban » cette initiative et notamment l’aspect de ce plan concernant la naturalisation des réfugiés palestiniens.

(Lire aussi : Proche-Orient : Berry dénonce le « plan de guerre » de Trump)

Le chef du Parlement jordanien, Atef Tarawneh, a estimé pour sa part que le plan américain « a détruit les fondements des résolutions de la légitimité internationale et confisqué les droits des Palestiniens ». « Il n’y aura aucune (…) solution viable sans l’établissement d’un Etat palestinien sur son sol national aux frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem comme capitale », a ajouté M. Tarawneh.

Outre l’annexion des colonies, le plan du président Trump préconise un Etat très conditionnel pour les Palestiniens et enterre le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Le représentant palestinien à cette réunion Salim Al-Zaanoun l’a aussi rejeté, soulignant qu’il donnerait aux Palestiniens « un pseudo-Etat fragmenté ».

OLJ/AFP

Source : L’Orient Le Jour (Liban)

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