FC Barcelone – Real Madrid : le Clasico, plus qu' »un simple match de football »

Dans un contexte politique brûlant, le « Clasico » entre le FC Barcelone et le Real Madrid de mercredi est menacé par des manifestations d’indépendantistes déterminés à utiliser la plateforme médiatique offerte par le football pour se faire entendre.

Avec une audience mondiale estimée à plus de 650 millions de téléspectateurs, c’est le match de championnat le plus suivi au monde. Une rencontre entre le FC Barcelone et le Real Madrid comme ce mercredi 18 décembre va au-delà de la simple partie de football. Surtout quand le contexte politique catalan s’invite dans ce grand rendez-vous sportif.

Ciblée par des manifestations indépendantistes, la rencontre, initialement prévue le 26 octobre à Barcelone, avait dû être repoussée pour « raisons exceptionnelles » selon la Fédération espagnole de football (RFEF), en raison d’incessantes mobilisations et de violents heurts en Catalogne. Deux mois plus tard, le clasico reste menacé, avec plusieurs rassemblements attendus autour du bouillant Camp Nou et de ses presque 100 000 places, et la crainte d’une éventuelle annulation de la rencontre.

« Un simple match de football », pour Zidane

« C’est un simple match de football », a tenté de dédramatiser mardi l’entraîneur madrilène Zinédine Zidane. « Il se dit beaucoup de choses autour mais en fin de compte, ce que les gens veulent voir, c’est un bon match de football. »

Même appel au calme pour son homologue barcelonais Ernesto Valverde : « Les gens pourront assister au match de manière libre. C’est tout ce que l’on demande : qu’il y ait du respect pour tout le monde », a-t-il lancé.

« Il se jouera, le clasico se jouera », a assuré jeudi le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu. Un leitmotiv répété par les autorités sportives, politiques et policières, qui ont multiplié les réunions ces derniers jours.

Un Camp Nou bunkerisé

Pour l’occasion, le stade barcelonais du Camp Nou sera transformé en véritable forteresse. Des patrouilles, des fouilles poussées, un cordon de sécurité… Toutes les précautions sont prises pour que cette affiche pour la première place du championnat espagnol se déroule sans accroc.

Pour contrer la « concentration massive » appelée par la plateforme indépendantiste Tsunami démocratique, les forces de l’ordre ont prévu plus de 3 000 agents de sécurité, dont 1 000 policiers.

La police garantira « la tenue du match, l’accès des supporters et la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur du stade », ont annoncé les autorités de la région, vendredi en conférence de presse.

Dès ce mercredi matin, des agents vont patrouiller autour de l’enceinte, afin que les équipes, les arbitres et les supporters puissent entrer sans problème et assister à ce match jugé à « hauts risques » par les forces de l’ordre.

Des contrôles et des fouilles plus poussées seront réalisés à différentes entrées, et un cordon sera mis en place pour empêcher les manifestants d’atteindre les portes du stade.

Un enjeu footballistique

Ces tensions en feraient presque oublier les enjeux sportifs autour de la rencontre : les deux équipes sont en tête du championnat d’Espagne à égalité avec 35 points chacun. Le résultat de la rencontre donnera donc un avantage certain à l’éventuel vainqueur.

Le match sera doublé d’un duel dans le duel puisque les deux meilleurs buteurs actuels du championnat espagnol (12 réalisations), l’Argentin Lionel Messi, couronné d’un sixième Ballon d’Or le 2 décembre, et l’avant-centre français Karim Benzema, seront sur le terrain.

Fiévreux sur le terrain, dans les gradins et en dehors du stade, ce Clasico entre les deux géants et rivaux espagnols aura des répercussions qui dépasseront le simple cadre du football.

Romain HOUEIX

Source : France 24

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