Mauritanie : vers un audit de la banque centrale pour le prochain gouvernement

Le retard de la formation du nouveau gouvernement serait dû à une vérification d’informations sensibles par le président Ould Ghazouani et son premier ministre. Une révélation de sources proches de la présidence qui circule sur les réseaux sociaux.

En première ligne la banque centrale qui est visée par une enquête préliminaire. Des soupçons de malversations qui toucheraient le trésor public. Le nouveau président se serait rendu compte que les caisses de l’Etat sont vides au lendemain du départ de son prédécesseur à l’étranger. La presse nationale avait déballé un déménagement de l’ancien président et sa famille comme en témoigne l’affrètement spécial de plus de 300 bagages par la compagnie internationale mauritanienne.

Les observateurs pointent une fuite qui confirme les informations sur la situation grave des finances publiques appelées à un audit par le prochain gouvernement qui tarde à accoucher pour des raisons liées à ces affaires financières qui peuvent remettre en cause les bonnes intentions du président de réduire la fracture sociale et de créer des emplois. Le pillage des richesses naturelles du pays par l’ancien président Ould Aziz est un secret de polichinelle. Avec un des plus gros salaires du monde, des affaires de blanchiment d’argent au Ghana, des millions de dollars bloqués par les banques émiraties, une résidence secondaire aux Emirats arabes unis. La liste est longue pour un chef d’Etat qui vient de gouverner pendant plus de 10 ans.

D’autres informations circulent que des instructions seraient donner aux organes de presse publics et privés du pays de ne plus diffuser des reportages sur l’ancien président. L’après Ould Aziz se prépare tout doucement. La confirmation de toutes ces informations pourrait conduire à des poursuites judiciaires. Ce qui remettrait en cause son retour en Mauritanie. Un deuxième président mauritanien en exil après Ould Taya, tous deux génocidaires. Le premier des déportations de plus de 100 000 noirs au Sénégal et au Mali et le second un génocide biométrique de milliers de noirs sans papiers et étrangers chez eux.

Cherif Kane

Coordinateur journaliste

 

(Reçu à Kassataya le 08 août 2019)

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