Présidentielles Mauritanie : la justice en mode instrumentalisation activée

Les opposants noirs et autres personnes arrêtées après les manifestations post-électorales à Nouakchott, Nouadhibou et toute la vallée sont présentés cette fin de semaine devant le parquet dont certains sous mandat de dépôts. Parmi eux, le président des FPC Samba Thiam et le journaliste de l’Expression Libre Moussa Camara.

Les autorités de Nouakchott sont affairées actuellement à passer à la vitesse supérieure. L’objectif est de juger le plus rapidement les personnes arrêtées suite aux manifestations post-électorales. En les traduisant cette fin de semaine devant le parquet, le pouvoir entend mener à bien sa volonté d’en finir avec cette crise née de l’élection de Ould Ghazouani. De pouvoir le faire à l’abri des projecteurs des observateurs et des voix critiques de l’opposition dont les 4 candidats continuent de rejeter les résultats de la CENI sur fond d’un recours au conseil constitutionnel dont les observateurs attendent la confirmation des résultats de la CENI.

Les conférences de presse quasi-quotidiennes dans la capitale s’inscrivent dans une démarche de résistance contre ce hold-up électoral. Certaines personnes arrêtées à Nouakchott, Nouadhibou et dans la vallée sont sous mandat de dépôts. La justice veut aller plus vite pour justifier ces accusations de main étrangère qui veut déstabiliser le pouvoir. Beaucoup d’efforts sont déployés par Nouakchott pour faire avaler la pilule à la communauté internationale   dont le silence inquiète toujours les observateurs.

 

Cherif Kane
Coordinateur journaliste

(Reçu à Kassataya le 29 juin 2019)

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