Restructuration des centres de santé en Mauritanie, l’expérience pilote du «Tab Sweisra» d’El Mina

Le Ministère de la Santé, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a entamé depuis plus d’une semaine une expérience pilote au Centre Mère et Enfant d’El Mina, connu populairement sous le nom «Tab Sweisra ». Ce projet, mené avec l’aide d’un expert de l’UNFPA, est destiné à la réorganisation et à la restructuration du centre, sur un modèle qui a donné des résultats au Mali, en Côte d’Ivoire, et ailleurs dans le continent. Cette expérience sera généralisée par la suite à toutes les structures de santé de la Mauritanie.

 

Comment rendre un centre de santé plus attractif en facilitant le circuit patient, en améliorant la qualité des services et en réduisant le temps d’attente des clients ? Une telle expérience, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, est en cours depuis près de dix jours au Centre Mère et Enfant d’El Mina, plus connu sous le nom «Tab Sweisra» à Neteg.

 

 De la réorganisation des services de santé

 

Selon Dr.Jules YAO, Chargé de Programme Santé de la Reproduction et Jeunes au Bureau UNFPA de Côte d’Ivoire, qui apporte son expertise au projet, «l’approche s’appelle Réorganisation des Services de Santé, particulièrement la Santé de la Reproduction. Elle vise le renforcement du système de santé et repose sur trois éléments inclusifs : Disponibilité, Intégration, Qualité des services ». Parlant de l’expérience en cours au Centre Mère et Enfant d’El Mina, il a déclaré que «depuis une semaine, plusieurs étapes ont été franchies, notamment l’analyse situationnelle du centre, l’élaboration du Plan d’Action par unité de soins, la formation du personnel en normes et gestion ». Il souligne que pour «assurer une prestation de qualité selon les normes et permettre une meilleure utilisation des services, une journée de salubrité a été organisée, jeudi 14 mars 2019 » précisant que cette journée sera institutionnalisée par le centre de santé. En Côte d’Ivoire, l’expérience a été généralisée sur plus de cent (100) centres de santé, dira-t-il en substance, ajoutant qu’il restera, pour ce qui est du centre d’El Mina, la finalisation des outils de gestion (organigramme, fiche de poste, gestion de l’espace et calendrier de travail), la fourniture d’équipements médicaux et le suivi de l’initiative.

Dr.Mohamed Vall Ould Boubacar, médecin-chef du Centre Mère et Enfant d’El Mina, a décrit une situation peu reluisante du centre, situé dans une poche de pauvreté et qui n’a connu comme amélioration qu’un bâtiment neuf construit avec l’aide de l’ONG «Terre des Hommes » il y a quelques mois. Il a déploré le peu d’intérêt accordé au centre qui manque selon lui de tout, notant l’absence de fonds de fonctionnement, avec un laboratoire en panne malgré la présence d’un technicien qualifié, la disponibilité d’un personnel compétent mais manquant de toute motivation, l’absence de matériel et de fournitures essentiels.

Les patients déplorent quant à eux la cherté des prestations, avec un forfait obstétrical à 900 MRU, sans compter l’achat de médicaments et les consultations. Selon Dr. Mohamed Vall Boubacar, le centre enregistre par jour 10 à 30 consultations prénatales et environ 150 accouchements par mois.

 

 

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Source : Aidara.mondoblog.org

 

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