Sénégal-Mauritanie : Eiffage et Saipem construiront le terminal gazier de Grand Tortue-Ahmeyim

L’entreprise française Eiffage, associée à Saipem, filiale de l’italien Eni, a remporté un contrat à 350 millions d’euros pour la construction des infrastructures du terminal gazier offshore à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

 

British Petroleum (BP), qui pilote le gigantesque champ offshore de Grand Tortue-Ahmeyim (GTA) – dont les réserves gazières, découvertes par l’Américain Kosmos, sont estimées à 450 milliards de m3 – vient d’attribuer la construction des installations à un consortium mené par Eiffage, a révélé l’entreprise française dans un communiqué publié mercredi 27 février.

Eiffage, qui assure être majoritaire dans son partenariat avec Saipem (sans préciser les parts de chacune des deux entreprises), indique que sa part du contrat s’élève à 350 millions d’euros.

Les deux sociétés présentes depuis avril 2018

 

Depuis avril 2018, les deux sociétés sont déjà présentes aux côtés de BP dans ce projet offshore situé à la frontière sénégalo-mauritanienne. Elles ont notamment aidé la société britannique à optimiser la conception des infrastructures maritimes, à affiner le plan d’exécution et à préparer le lancement de la phase d’exécution (EPCI), signale le communiqué d’Eiffage.

Elles ont désormais pour mission de réaliser des installations d’accostage pour le complexe flottant, où sera réalisée la production de gaz naturel liquéfié, et pour un brise-lames constitué de 21 caissons en béton de 16 500 tonnes chacun, chargé de protéger les installations. Ces caissons seront construits par Eiffage à Dakar (Sénégal), tandis que les 2,5 millions de tonnes de matériaux de carrière nécessaires au terrassement sous-marin viendront de Mauritanie, signale la société.

Selon l’accord de coopération signé le 9 février 2018 à Nouakchott entre les présidents Mohamed Ould Abdelaziz et Macky Sall, les réserves de Grand Tortue-Ahmeyim devront alimenter le Sénégal et la Mauritanie en gaz dès 2021, selon un partage équitable entre les deux pays. Son exploitation pourrait durer trente-cinq ans.

Nelly Fualdes

 

 

Source : Jeune Afrique

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