Vu du Mexique : Le mur de Trump, cet agaçant caprice

Alors que Donald Trump va s’adresser à la nation dans la soirée du 8 janvier pour défendre son projet de mur à la frontière avec le Mexique, La Jornada s’inquiète des conséquences de cette affaire sur les relations entre le nouveau président mexicain et son homologue américain.

 

Pour l’instant, remarque le quotidien mexicain de gauche La Jornada, “c’est Donald Trump qui paie un lourd tribut politique pour son entêtement à vouloir faire payer le mur frontalier par le Mexique”.

Depuis maintenant 17 jours, l’administration fédérale américaine est partiellement paralysée, faute d’accord sur une loi budgétaire entre républicains et démocrates. Donald Trump n’envisage pas un accord sans un budget de plus de 5 milliards de dollars pour la construction de “son” mur à la frontière mexicaine. Une hypothèse inenvisageable pour les démocrates.

Mais Donald Trump a également promis à ses administrés, à maintes reprises, de faire payer ce mur par le Mexique lui-même. Mi-décembre, il l’a répété dans un tweet en arguant que le nouveau traité de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, signé fin novembre 2018, “est tellement meilleur que celui d’avant juste grâce à l’argent qu’il nous fait gagner. LE MEXIQUE VA PAYER POUR LE MUR.”

Selon La Jornada, “le piège” dans lequel s’est enfermé Donald Trump “avec son propre caprice” pourrait bien toucher le Mexique et ruiner les efforts du nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador, arrivé au pouvoir le 1er décembre 2018 “avec l’ambition de mettre de l’équilibre et de l’ordre” dans la relation entre les deux pays.

Le quotidien ne manque pas de souligner que ces efforts ne sont pas, loin s’en faut, uniquement diplomatiques. Ils se déploient également sur le terrain de la lutte contre l’immigration, et ce sur plusieurs fronts : des projets de développement économique, la retenue des migrants du côté mexicain de la frontière pendant l’examen par les États-Unis de leur dossier et la création de zones franches sont “autant de remparts [érigés par le Mexique] pour freiner les flux migratoires qui se dirigent vers les États-Unis”.

Si le Mexique remplit sa part du marché, conclut La Jornada, il a néanmoins affaire à “un personnage avide de créer des controverses à l’étranger pour apaiser les tempêtes internes”. Et c’est bien le Mexique qui risque d’en payer les conséquences.

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