Vu des États-Unis : Les “gilets jaunes”, une révolte spécifiquement française

La mobilisation des “gilets jaunes” a souvent été comparée à la montée de mouvements populistes en Occident, de l’Italie au Royaume-Uni en passant par les États-Unis. Mais ce type de contestation, populaire et apolitique, reste un ovni dans le monde contemporain, observe le New York Times.

 

Trop peu, trop tard. Telle a été la réaction des “gilets jaunes” après l’annonce surprise du gouvernement indiquant qu’il renonçait à augmenter les taxes sur le carburant. Après les violentes manifestations qui ont secoué la France ces dernières semaines, les “gilets jaunes” veulent plus, et le plus tôt possible : moins d’impôts, des salaires plus élevés, ne plus vivre dans l’angoisse des fins de mois compliquées. Et globalement une vie meilleure.

Ces revendications pour un changement plus radical, l’incapacité du gouvernement à y répondre et l’existence d’un profond ressentiment à l’égard des grandes métropoles riches et modernes constituent une sorte de fil rouge reliant la montée des populismes en Occident – du Royaume-Uni à l’Italie en passant par les États-Unis, et dans une moindre mesure les pays d’Europe centrale.

Au-delà des revendications, les partisans de ces mouvements se rejoignent en effet dans le rejet des partis, syndicats et institutions existants qui leur semblent incapables à la fois d’entendre leurs doléances et de leur offrir une protection contre l’insécurité économique.

The New York Times – New York

Source : Courrier international

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