Mauritanie : les médecins grévistes menacent la confrontation avec les autorités de Nouakchott

Les médecins généralistes et spécialistes persistent et signent la poursuite de leur mouvement sur fond de suspension de leurs salaires alors que le gouvernement s’apprête à recruter 14 médecins tunisiens pour 3000 euros de salaire et 13 techniciens spécialistes médicaux pour 1250 euros. Les grévistes entendent durcir le mouvement jusqu’à la confrontation .Un bras de fer entre les deux parties qui risque de paralyser davantage tout le pays après plus d’un mois de grève.

 

Déjà en période normale les mauritaniens avaient du mal à se soigner correctement surtout les plus démunis et depuis plus d’un mois les blouses blanches ont entamé une grève générale paralysant ainsi les hôpitaux et centres de santé. Et tomber malade en ce moment équivaudra à un vrai parcours de combattant pour trouver un médecin.Les grévistes en ont marre d’être traités comme les parents pauvres du ministère de la santé avec des salaires minables très inférieures à leur collègues étrangers en Mauritanie qui touchent deux fois plus qu’eux.Les grévistes déplorent également les conditions de travail difficiles qui ne datent pas d’aujourd’hui et qui n’ont jamais reçu une oreille attentive du gouvernement.Malgré plusieurs alertes les autorités de Nouakchott sont restées sourdes à ces revendications.

Face à ce mépris les médecins persistent et signent la poursuite de leur mouvement malgré les mesures de suspension de leurs salaires.Les grévistes menacent même de confrontation avec le régime de Ould Aziz au moment même où le gouvernement s’apprête à recruter 14 médecins tunisiens pour 3000 euros de salaire et 14 techniciens spécialistes médicaux pour 1250 euros.Un manque de considération des diplômés nationaux. Le boycott des programmes du Ramadan diffusés par la Radio et la Télévision mauritanienne est une première réponse de ce mécontentement.Les grévistes se tournent vers les réseaux sociaux pour répondre aux attentes des citoyens.Ce bras de fer entre les deux parties risque de coûter cher à l’Etat et gréver le porte feuille de la classe moyenne qui va se tourner vers le privé.Et ce sont les plus démunis qui vont trinquer pourvu que le mouvement ne s’éternise pas.

Bakala KANE

(Reçu à Kassataya le 20 mai 2018)

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