Les relations de pouvoir dans la communauté soninké par Cissé-Ibrahima DIALLO

Il arrive d’entendre dans notre communauté (Soninké) un discours narcissique estimant que « les soninko sont meilleurs voire plus humanistes  que le reste des communautés ».

Ceux  qui tiennent ce genre de discours sont certainement dans une des positions suivantes :

Soit, ils sont dans une insouciance totale et  aberrante  et ne sont pas conscients de la gravité de la maladie ou des maladies qui minent cette société de l’intérieur.
Soit, les injustices ne les dérangent pas outre mesure.
Soit, ils occupent une place et un rang social honorable  dans  cette société soninké  hiérarchisée.
Soit, ils sont enfin partisans d’un conservatisme primaire.

Alors, je dis à ces gens de revenir un peu à l’histoire afin de se rafraichir un peu la mémoire. Qu’ils sachent  que nos ancêtres, je veux dire l’ensemble des noirs  ont tous connu d’une manière ou d’une autre la domination et vécu la situation d’esclavage à travers la traite ou la colonisation. 

A l’époque où l’homme noir (LE DOMINE) épiait le gibier avec sa flèche et sa lance pour l’abattre afin d’aller  nourrir sa famille, l’homme blanc (LE DOMINANT) l’épiait à son tour, avec son fusil et son filet pour le capturer (l’homme Noir) comme un poisson afin d’aller fructifier, développer et faire prospérer son économie en Amérique, en Europe et ailleurs.

Cette importante disproportion quant  à la puissance de frappe donna un avantage considérable au dominant  qui, par sa maitrise du feu a fait du dominé, sa proie, sa chose, l’esclave, le travailleur sans salaires ni droits qui doit juste se soumettre et lui obéir.

 

Lire la suite

Cissé-Ibrahima DIALLO

 

 

Les opinions exprimées dans la rubrique Tribune n'engagent que leurs auteurs. Elles ne reflètent en aucune manière la position de www.kassataya.com

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com

Related Articles

Close
Close