Tiviski : Un ex-employé dénonce un scandale et réclame une enquête judiciaire

Damou Cheikh Maounou (Notre photo) s’est présenté hier à la rédaction pour dénoncer ce qu’il appelle « une complaisance des pouvoirs publics à diligenter une enquête sur la chaîne de fabrication du lait pasteurisé et caillé vendu par la société Tiviski et dont il soutient avoir relevé le caractère scandaleux à travers une vidéo prise sur les lieux ». Damou affirme avoir été sévèrement rabroué par le Directeur général de la société, Nagi Ould Ichidou, qui l’a licencié lorsqu’il apprit qu’il était l’auteur de la vidéo dénonciatrice.

 

Convoqué par son directeur pour se voir signifier son licenciement, il affirme avoir eu avec ce dernier une vive altercation qui s’est achevée par une bagarre au cours de laquelle, un de ses doigts aurait été cassé.

Ayant porté plainte dans un des commissariats d’El Mina, il affirme avoir été confronté à une contre-plainte de la société, l’accusant d’avoir pris des images sans permission. Ce qu’il affirme avoir reconnu, soulignant qu’en tant que patriote ayant servi pendant quatorze ans dans la société, il n’avait pas pu se taire « face aux crimes que Tiviski perpétrait contre les consommateurs en leur vendant un produit frelaté fabriqué à partir de lait en poudre et d’invendus refilés par les distributeurs ». Le dossier parvenu au niveau du Parquet aurait selon lui été classé sans suite.

Aujourd’hui, il affirme qu’une nouvelle procédure serait engagée pour faire toute la lumière sur un « scandale qui éclabousse un des fleurons de l’industrie nationale ». Selon lui, ces malversations ont commencé depuis le départ de Nancy Abeiderrahmane. A son temps, témoigne-t-il, les normes de la qualité étaient observées avec la fabrication industrielle du lait pasteurisé et caillé à partir du lait naturel convoyé par des dizaines de citernes. Depuis que Nagi Ould Ichidou a pris les affaires, précise-t-il, « les pratiques criminelles ont commencé, avec utilisation de lait en poudre aux dates de péremption douteuse, auquel s’ajoute selon lui, quelques quantités de lait naturel et des invendus ».

Plus grave, ajoute-t-il, « les produits mis sur le marché, et non vendus, son récupérés avec parfois une dégradation avancée, pour être recyclée et remis sur le marché ». Damou qui déclare avoir agi en âme et conscience face au danger que représente un tel scandale sur la santé publique, affirme qu’il ne souhaite qu’une seule chose, que l’Etat engage une enquête approfondie et sincère pour déterminer qui de lui ou de la société Tiviski a raison ou a tort, précisant qu’il est prêt à affronter la bataille judiciaire, fort de ses preuves matérielles et du témoignage des employés en service au sein de la société. Il semble ainsi s’étonner du peu d’empressement des autorités à engager une enquête judiciaire sur une affaire qu’il a dénoncé depuis déjà presque un mois. La force des enjeux et des actionnaires de la société constituent pour lui une des raisons plausibles qui expliquerait la volonté de l’Etat à sauver la société. Selon lui, c’est toute la gamme de Tiviski qui est concernée, entre autres, Lezib, Candia, Badya et Khaïma.

 

MOMS

 

Source : Lauthentic.info

 

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